168 (Ô78- , E T U D E S SI R LA MYIASIS M» Dr. C. Lesbini, Dr. M. Weyenbergh Mr. £. A. poNiL BUENOS AIRES Imprenta de "La Tribuns", caïle de la Victoria nîmsra 37 13 78 PARTIE MEDICALE LE DOCTEUR Çh. I-ESEINI Des larves parasites trouvées chez l'homme. f Avant de parler du cas qui a donné matière à ce petit travail et des larves delà Càllipliora anthropophaga Conil, il nous paraît utile de jeter un coup-d'œil rapide sur les faits qui se rapportent aux différentes larves parasites que l'on a .observées chez l'homme, ne serait-ce que pour résumer succintement les connais- sances qu'actuellement possède la science à cet égard, quoique, nous trouvant loin des grands centres scientifiques, nous n'ayons guère la prétention de donner une idée exacte de tout ce qui, jusqu'à présent, a été fait ou écrit sur ce sujet. Les larves parasites, qu'on ne rencontre d'ailleurs qu'accidentellement chez l'homme, sont fournies par différents oidres d'insectes. Elles proviennent en effet des Coléoptères, des Dermoptères, des Lépidoptères et des Diptères. Hope, qui a fait une étude intéressante des larves parasites trouvées chez l'homme, a donné le nom de canthariasis (*) (qui avec une désinence française serait "canthariase") (*) Au point de vue nosolog'quî, C63 dénominations tirées du grec, nous paraissant impropres, car elles le désignent oas une entté morbide définie. En effet, omme les lésions et les symptômes produits chu l'himnii par les larves parasites doivent nécessairement varier avec los tissus et les organes atteints par ces dernières, les dénomi- nations auxquelles nous faissoDs allusion ne sont évidemment applicables à tous les cas qui peuvent se présenter. Njus en disons autant du nom de vermicuose (de "ver" qui indique que l'animal, cause de la maladie, et un ver; or los lar\es de diptères ne sont pas des vers, mais bien des insectes) d-iné par M A. Lemos aux aecidc-nts occasionnés chez l'homme par les larves de ces insectes. Toutefois pour faciliter l'exposition de notie sujet et pour éviter de longues répétitions, nous nous servirons du nom de myiase, pour désigner non pas une affection quelconquj, mais ULiquement la présence de larves de diptères parasites chez l'bomma. aux accidents produits chez l'homme parles larves des coléoptères et dermoptères, de sJcoleMasis (scolëkiase) à ceux provenant des larves des lépidoptères, et de myiasis (myiase) à ceux qu'occasionnent les larves des diptères. Or, comme la CaHipJwrc anthropophage est un diptère et que nous possédons peu de faits se rapportant aux larves parasites des autres insectes, nous ne nous occuperons ic 1 que des larves des diptères et des accidents produits chez l'homme par ces der- nières, c'est-à-dire de la "myiase". Les livres classiques de pathologie, soit interne soit externe, contiennent, en général, peu de données sur les divers états morbides occasionnés chez l'homme par les larves des diptères. Cela tient probablement à ce qu'en Europe on ren- contre assez rarement des cas de myiase. Pour notre part, quoique nous ayions pendant de longues années fréquenté les hôpitaux de Paris, nous n'avons jamais eu l'occasion d'observer un cas de cette nature. C'est surtout à cette même rareté relative en Europe de cas dont nous parlons, plutôt qu'à toute autre cause que l'on doit attribuer, croyons-nous, les notions vagues que l'on possède encore non seu- lement sur les espèces, mais même sur les genres auxquels appartiennent les diptères dont les larves ont été observées chez l'homme. D'ailipurs, comme c'est pendant les grandes chaleurs que la ponte des insectes a lieu, on conçoit aisémen^ que les cas de myiase soient plus rares dans les pays tempérés de l'Europe que dans les pays chauds où les précautions hygiéniques les plus élémentaires sont souvent inconnues ou négligées. En tout cas, dans l'Amérique Méridionale les cas de myiase sont assez fréquents et, quant à nous, depuis quatre ans que nous nous v trouvons, nous avons eu l'occasion d'observer trois cas de cette nature- d'ailleurs dernièrement, pendant que nous soignions notre dernière malade, à Montevideo, capitale de la République voisine (ays où les femmes se livrent aux travaux de l'agriculture car, pendant qu'elles travaillent, elles laissent dans les champs leurs enfants endormis qui, encore privés de l'instinct de la conserva- tion, se laissent impunément attaquer par les insectes. D'ailleurs même les adultes, atteints ou non d'otorrliée, lorsqu'ils sont endormis et pour ainsi dire inoffensifs, ne sont pas plus épargnés par les mouches que les tous jeunes enfants. Aussi Morgaght dit-il à ce propos: "Pour moi, aucun moyen ne me paraît plus " sûr pour empêcher que des vermisseaux de cette espèce ne prennent naissance " ou que d'autres, après que les premiers ont été chassés, ne naissent encore, que " de ne jamais dormir dans le joui', dans les saisons de l'été et de l'automne, sans " avoir bouché l'oreille dans laquelle se trouve l'ulcère. En effet, les mouches " attirées par la sanie et par la chair ulcérée, entrent alors dans cet organe, et, à " l'insu du sujet, elles y déposent des œufs, etc., etc." Toutefois la myiase des oreilles, d'après Roosa, (2) deviendrait plus rare depuis que l'idée étrange de respecter la suppuration de ces organes tend à disparaître et qu'au contraire on se fait soigner pour se délivrer d'une affection aussi désagréable que dangereuse par ses suites. Quoiqu'il en soit les œufs des diptères une fois déposés dans le conduit auditif éclosent très rapidement si l'on en croit Blake qui trouva des larves dans une oreille où une mouche s'était introduite il y avait à peine douze heures. Les larves en se développant donnent lieu a des symptômes et à des désordres dont les uns sont communs à tous les corps étrangers du conduit auditif, tandis que les antres leur sont propres et pour ainsi dire pathognomoniques. Comme tous les corps étrangers en général du conduit auditif, les larves peuvent occasionner une otite aigùe qui se manifeste par des douleurs vives, le gonflement et la rougeur du méat avec écoulement de sang et de pus. Lorsque l'oreille est déjà atteinte d'une otite, celle-ci s'aggrave. L'otite peut devenir phegmoneuse et alors la membrane du tympan s'enflamme et se détruit; l'inflammation se propage à la caisse qui suppure, à l'oreille interne et même au cerveau et l'on peut alors voir survenir une méningite, un abcès ou le ramollissement du cerveau, d'où la mort de l'individu. C'est ainsi que l'on constata à l'autopsie du malade dont parle Coquerel et qui mourut à la suite du développement des larves de la Lucilie Jiomi- nivoi-c dans l'oreille gauche, que "la face antérieure de la portion pierreuse du " rocher était cariée, l'hémisphère cérébral gauche ramolli, mais on ne put trou- " ver aucune trace de larves. Il n'existait non. plusaucune trace d'épanchement " dans la cavité cérébrale." Les symptômes subjectifs qu'accusent les maladies sont : une surdité plus ou [1] Crônica Oftalmolôgica de Cà^iz, 1878. [2] Tratado de las enfermedades de los oidos. — 11 — moins prononcée, des bourdonnements, des tintements, des sifflements dans les oreilles, des étourdissements, des vertiges, de la céphalalgie, phénomènes dont la plupart sont dus d'après l'explication de Toyxbee (1) a la pression exercée par le corps étranger sur la membrane du tympan et transmise par cette dernière à toute la chaîne des osselets et au contenu labyrinthique. Les larves peuvent de même provoquer chez ces malades des troubles d'origine réflexe qu'on s'explique aisément par la distribution des nerfs dans l'appareil auditif et qui sont : une salivation abondante et des convulsions surtout chez les enfants tout jeunes chez lesquels, comme on sait, la simple piqûre d'une épingle produit souvent ce dernier accident. Quant aux symptômes qui sont propres à la myiase des oreilles, nous devons mentionner : la fétidité sut generis et l'abondance de l'écoulement sanguino- purulent de l'oreille; les douleurs que les malades accusent dans cet organe, ont aussi pour caractère de redoubler d'un moment à l'autre et sans cause apparente. Le docteur Blake qui a étudié sous le microscope la nature des larves en question attribue l'exacerbation de ces douleurs aux mouvements alternatifs de contraction et d'extension de deux crochets dont sont armés ces insectes et grâce auxquels ils pénètrent dans les tissus en les perforant et en les déchirant. Chez les enfants à la mamelle ces douleurs térébrantes aiTachent des cris incessants, produisent du délire; elles les rendent inquiets et les font porter instinctivement la main a l'oreille malade, l'unique indice par lequel ces petits êtres manifestent le siège de leurs souffrances et mettent souvent les parents et le médecin sur la voie de leur maladie. Maintenant si l'on examine le conduit auditif extei'ne au moyen d'un otoscope [de Bonnafont ou de Bkuxtoîî] ou du spéculum otoscope de Miot, ou bien d'un spéculum auris plein [de Toyxbee] ou bivulve [de Eriquet ou de Boxnaeoxt], ayant soin d'éclairer le fond du méat avec la lampe de Miller ou tout simple- ment en projetant dans le canal auditif les rayons d'une lampe ordinaire au moyen d'un miroir réflecteur, fixé au front par un bandeau, ou encore à l'aide d'un réflecteur ophthalmoscopique, si, disons-nous, on explore attentivement, de la façon que nous venons d'indiquer, toutes les parties du conduit auditif on voit les mouvements vermiculaires des larves qui sont plus ou moins développées. Ces mouvements, qui, comme on le conçoit, ont une grande importance pour le diagnostic sont rarement faciles à apercevoir, à moins que l'oreille ne soit remplie de larves, à la lumière solaire et à l'œil nu. Bérard, (2) paraît-il, a constaté l'existence d'une larve dans le conduit auditif en l'attirant avec un morceau de viande qu'on plaça sur le méat auditif et sur lequel elle vint se poser. Troyako (1) Toynbee, Maladies des oreilles. (2) Medic. Obs. exe;npl. rar. in annot. ad Valescum de Tarenta. — 12 — de QuiînTA^a, à défaut d'instrument pour examiner l'oreille, et pour y recon- naître In. présence des larves, conseille de remplir le conduit auditif avec un liquide dont les ondulations indiqueraient l'existence d'un agent moteur, les larves. Ces modes d'investigation, assez ingénieux du reste, souvent inapplicables, ne nous paraissent guère pouvoir toujours donner des résultats satisfaisants dans la pratique. Toutefois il peut arriver que les larves baignant dans un pus sangui- nolent, ou étant plus ou moins cachées dans les tissus qu'elles ont rongés, restent immobiles, trompent l'œil de l'observateur et passent inapperçues. Aussi toutes les fois que l'on soupçonne la présence de larves dans le méat auditif; doit on le nettoyer avec un bourdonnet de coton fixé à l'extrémité d'un stylet explorateur, parce que de cette façon non seulement on peut mettre les larves a nu mais encore on les oblige, pour ainsi dire, à se mouvoir et à se laisser ainsi découvrir. L'ex- ploration du conduit pourrait aussi constater que la membrane du tympan est intacte, perforée on complètement détruite, la caisse du tympan remplie de larves et enfin les tissus qui forment les parois du conduit et de la caisse plus ou moins atteints selon la période de la maladie à laquelle on examine le patient. Lorsque les diptères déposent leurs oeufs dans les fosses nasales, les larves s'y développent très rapidement et sans trop incommoder au début les malades, les individus qui en sont les victimes. Aussi arrive-t-il assez souvent que lorsque ces patients consultent le médecin pour la première fois, il est déjà trop tard pour arrêter les progrès et prévenir la, terminaison fatale de leur maladie. Quoiqu'il en soit, les malades éprouvent d'abord, dans les fosses nasales, une sensation de chatouillement ou de fourmillement qui d'incommode et désagréable peut deve- nir, au bout de quelque temps, insupportable à tel point qu'elle peut causer, surtout chez les enfants, des accidents nerveux assez inquiétants comme chez les malades observés par Legrand du Satjele [Coquerel] et Dtjmesîtil (1) qui étaient sujets à des convulsions. Le chatouillement est accompagné ou suivi de douleurs violentes qui, partant de la narine malade, se propagent aux sinus fron- taux et maxillaires, qui communiquent avec elle et aux branches du nerf triju- meau du côté malade de la face. A la région sus-orbitaire cette douleur est comparée parles malades à la sensation qu'on éprouverait en y recevant un coup de barre de fer. Comme pour la myiase des oreilles et très probablement poul- ies mêmes raisons que nous avons déjà expliquées, ces douleurs sont sujettes à des exacerbations et arrachent des cris aux malades qui compriment fortement les points douloureux croyant ainsi calmer leurs souffrances. Le plus souvent il existe aussi une céphalalgie intense. Bientôt le nez se gonfle et devient rouge, et des epistaxis abondantes et répétées alternent avec l'écoulé- (1) BoNcnuT, Maladies des enfants, Paris, 1873. — 13 — ruent p.ii' le nez d'an mucus purulent et'fétide. Le gonflement et la rongeur se propagent à la joue, au front et aux paupières qui œdcmatisées cachent complète- ment le globe de l'œil. Au bout de quelques jours toute la face présente un aspect qui pourrait faire croire à un érysipèle phlegmoneux de cette réj ion. Lorsque la maladie suit son cours et que leslarres continuent leur travail de destruction on voit apparaître, soit à la racine soit à l'aile du nez ou au niveau du sinus maxillai- re du côté intéressé un point ecchymotique qui augmente, s'ulcère et laisse échapper un pus fétide avec des larves. Ces dernières détruisent tout sur leur passade elles creusent des galeries sous la peau des joues, arrivent à la région orbitaire attaquent l'œil, perforent la base du crâne et donnent lieu à une méningite qui emporte les malades au milieu des douleurs les plus atroces. Quant aux symptômes généraux, selon la gravité des désordres produits par les larves, les malades son très agités, dorment peu et ont de la fièvre et du délire fréqnement suivi d'un coma mortel Si, dans lo cours de la maladie et lorsq'on soupçonne la présence des larges dans une fosse nasale, on examine cette cavité en y introduisant le spéculum nasi recommandé par Duplay ( l ) et en l'éclairant au moyen d'un miroir réflecteur, de la même façon que pour l'examen du conduit auditif externe, on peut voir les lar- ves d'un blanc sale, baignant dans un liquide sanguino, — purulent, les unes formant des groupes, d'autres parcourant les fosses nasales dans tous les sens. Quelques-unes s'égarent et sortent du nez à la grande horreur des malades; d'autres en tombent en grande quantité à la suite d'un fort éternument qu'elles- mêmes ont occasionné en chatouillant la membrane pituitaire avec leurs crochets; il y en a qui se dirigent du côté du pharynx, d'autres enfin pénètrent dans les sinus frontaux et maxillaires. JSous avons déjà dit que quelque fois les larves se développent dans les sinus frontaux où elles ont été entraînées, d'après Odriozola, à l'état d'œufs déposés dans les fosses nasales, par les mouvements respiratoires. Marche, Terminaison et Pronostic. La marche des symptômes et des désordres auxquels donnent lieu la présence des larves chez l'homme est évidemment rapide a cause de la rapidité même avec laquelle ces insectes se développent aux dépens des tissus et des organes dans les- quels ils ont été déposés à l'état d'œufs. Ainsi les larves de la mouche à viande, d'après les observateurs qui ont suivi leur développement, grossissent du double (1) Tollix et Duplay. Pathologie externe. — 14 — dès le second jour de l'éclosion des œufs et si la température leur est favorable, le troisième jour elles pèsent deux cents fois plus que dans les 24 premières heures. Teoyano de Quintana dit que le lendemain du jour où il avait extrait de l'oreille d'un individu des larves de 15 millimètres de long et de moins d'un millimètre de grosseur, il en tira d'autres qui étaient longues de 15 millimètres et assez gros- ses. La marche de la myiase est rapide surtout dans les pays chauds où la tempé- rature élevée et l'humidité facilitent singulièrement l'accroissement dés larves dont nous parlons. L'évolution de la maladie dépend aussi de la région dans laquelle les larves font leurs ravages; en ce qui concerne la myiase des fosses nasales elle ne dure guère plus de 15 à 18 jours et souvent même une semaine. On conçoit d'ailleurs que la durée de la myiase ne peut être longue et ne doit dépasser la laps de temps compris entre le moment de l'éclosion des oeufs et celui de la métamor- phose des larves en chrysalides. La myiase des organes et des régions dont nous avons parlé se termine de diffé- rentes façons. Ainsi la guérison est la terminaison ordinaire de celle des plaies, à moins que celles-ci n'intéressent quelque viscère important dont l'inflammation pourrait emporter le malade. Lorsque laperte de substance a été considérable le malade en est quitte pour une déformation du membre ou de la région lésée. Il en est de même de la myiase de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané; toutefois la science compte quelques cas mortels d'individus chez lesquels les ravages faits par les larves étaient si rapides et si graves qu'il fut impossible d'y porter remède. Mentionnons à ce propos le cas si connu de ce mendiant de Lincolnshire, qui s'endormit sous un arbre après avoir caché sous sa chemise la viande et le pain qu'on lui avait donnés. Les larves déposées par les mouches sur la viande attaquè- rent la peau de l'individu et y pénétrèrent en si grande quantité qu6 lorsqu'on le trouva il était déjà trop tard pour le secourir et il mourut quelques heures après, malgré les soins que luiprodiga un- chirurgien. I. Cloquet rapporte aussi le cas d'un chiftonier dévoré vivant par les mouches. Rappelons enfin l'histoire de ce jeune homme qui mourut quelques jours après son entrée à l'hôpital de Strasbourg. Lorsqu'il y fut admis il avait sa peau labourée par des tuiliers de larves qui avaient déjà dévoré son oeil gauche. Lorsque les larves pénètrent dans le tube digestif, la guérison peut avoir lieu par l'expulsion de ces insectes à la suite de vomissements répétés ou avec des selles diarrhéiques et fréquentes. Malheureusement il n'en est pas toujours ainsi et la mort a été la terminaison de la plupart des cas rapportés par les auteurs. La myiase du conduit auditif externe se termine presque toujours par la guéri- son lorsque les larves n'ont pas encore perforé la membrane du tympan et n'ont guère pénétré dans l'oreille moyenne. Il n'en est pas de même lorsqu'elles ont envahi la caisse du tympan. Dans ce cas quelques malades guérissent encore avec perte plus ou moins complète de l'ouïe du côté malade, tandis que d'autres succombent comme nous l'avons déjà dit plus haut. — 15 — La myiase des fosses'nasales se termine le plus souvent par la mort. Cette ter- minaison fatale doit être surtout attribuée aux sinus qui communiquent avec ces cavités et dans lesquels les larves s'introduisent très fréquemment. En effet il arrive assez souvent que lorsque les larves sont déjà entrées dans les sinus frontaux et maxillaires, la muqueuse des orifices de communication s'enflamme, se tuméfie et obstrue le passage, de telle façon que ni les liquides médicamenteux qu'on injecte dans les fosses nasales arrivent jusque dans les tissus, ni les larves déjà développées peuvent en sortir. Dans tout autre circonstance et lorsque le malade a été secouru à temps, la guérison peut avoir lieu sans que la maladie laisse la moindre trace chez l'individu; le plus souvent cependant les malades guérissent ayant subi la nécrose des os nasaux, la distention des cartillages, la perte plus ou moins corn- plète de l'odorat et une déformation analogue de la région nasale. Le pronostic de la myiase cbez l'homme découle tout naturellement de ce que nous venons de dire sur la façon dont se termine cette affection. Ainsi n'allons- nous pas v insister et ne ferons-nous qu'ajouter qu'en générai le pronostic est d'au- tant plus favorable que la maladie est combattue à temps et que les larves sont peu nombreuses. Ainsi nous avons vu que le pronostic a été favorable cbez notre malade de FObs. I. que nous commençâmes à soigner trois ou quatre jours après la déposition des œufs de diptère dans son oreille où il n"y avait guère qu'une dizaine de larves. Il eu fut de même de deux malades de A. Bouillet ( 1 ) qui étaient atteintes d'une ophtlialmie occasionnée par la présence, sous les paupières de 11 larves cbez l'une et de 8 cbez l'autre. Nous avons, tout au contraire, vu que les individus cbez lesquels les larves se comptaient par milliers moururent quoique l'un d'eux (le mendiant de Lincolnsbire) a dû recevoir les soins médicaux dès les premiers jours de sa maladie. Il en fut de même cbez la plupart des malades dont parle Coquerel et dans les fosses nasales desquels il y a eu, cbez quelques- uns, plus de 300 larves. Diagnostic. En parlant des symptômes de la myiase nous avons assez insisté sur les signes caractéristiques de cette affection pour que, afin d'éviter de nous répéter, nous n'y revenions pas. Nous ne ferons donc qu'ajouter que toutes les fois qu'un malade présente pendant la saison d'été et surtout dans les pays chauds quelques phéno- mènes insolites du côté des oreilles et dans les fosses nasales on doit penser à la (1) Annales d'Ooulistique. t. XV., p. 135. — 16 possibilité de la présence des larves dans ces organes et procéder de suite à l'exa- men des malades de la façon que nous avons indiqué plus haut afin d'instituer le plus promptemont possible un traitement énergique et rationnel. Traitement La connaissance même des causes prédisposantes de la myiase impose naturelle- ment la nécessité d'un traitement prophylactique qui n'est pas toujours facile à appliquer et sur lequel nous n'allons pas insister, car on conçoit aisément quelles sont les mesures hygiénique et les précautions que l'on doit prescrire et prendre pour éloigner les causes en question afin de prévenir l'affection dont nous nous occupons. Aussi arrivons-nous de suite au traitement curatif de cette maladie. Les plaies envahies par les larves des diptères doivent être fréquemment lavées et pansées avec nue solution des acides : salicylique; phénique, thymide, d'alcool, philnatre de soude phizati. En outre de ces primipaux agents antiseptiques qui sont en même temps puranticides nous mentionnerons: Thyprochlorite do soude [liqueur de Iiabarraque] l'hyposulûte de soude, le permanganate de potasse, la teinture d'iode, dont les solutions ne peuvent servir qu' à laver et désinfecter les plaies. Il arrive souvent que les larves se cachent dans le fond des plaies et dans les inters- tices musculaires, et dans ces cas il faut, après chaque lavage, bien nettoyer la plaie avec une éponge fine et la débrider même s'il le faut sur quelques points pour rechercher les larves qui pourraient s'y trouver. A l'île de (1) Bulania [Afrique] les larves de 1' Anlhomyic caniculaire forment chez l'homne de petites tumeurs appelées furoncles de Balama. On les traite avec des cataplasmes jusqu' à l'apparition du parasite qii'on extrait aussitôt après Les indigènes introduisent dans la tumeur un mélange de sel et d'huile de palme qui fait sortir le petit parasite. A la Nouvelle — Grenade les tumeurs formées par les larves du cutérèbre nuisi- ble sont tiaitées à l'origne par des frictions mercurielles ou ammoniacales pour la destruction du parasite, puis on procède à l'extraction de l'insecte mort. Les indigènes de Cayenne traitent les tumeurs formées par le ver macaque, d'une espèce de cutérèbre, en y appliquant des feuilles de tabac. Au Brésil l'œstride berne dont nous avons parlé et qui forme une tumeur en 21 heures est détruit par l'application sur cette dernière d'un emplâtre fait avec une certaine résine. La larve morte, on la fait sortir par la pression. La myiase du tube digestif doit être combattue par l'administration des vermi- (1) Aitken. The Scienco and Practiu of àledicini London 1872. — 17 — fuges; le calomel, les drastiques, la santonine, le semen-contra, le monccnna, les semences de citrouilles, le mercure, le kousso ; nous y ajouterons le basilic (Ocymum ba.siUciim) sur lequel nous reviendrons plus loin. Dans le cas on le malade aurait vomi des larves, il serait utile de lui administrer un vomitif poul- ie délivrer de ses hôtes insolites. Lorsqu'on a constaté la présence des larves dans le conduit auditif on est tenté de procéder à l'extraction immédiate de ces insectes à l'aide d'une pince, d'une curette on de tout autre instrument qu'on aurait à la portée. Toutefois on ne doit pas oublier qu'en agissant ainsi on peut s'exposer à blesser le malade, à augmenter ses souffrances et à pousser les larves dans l'oreille moyenne après avoir perforé la membrane du tympan. Il est donc plus prudent d'employer le moyen inoffensif auquel actuellement on a d'ordinaire recours et qui a donné dans la majorité des cas de bons résultats : nous voulons parler des injections huileuses sans spécifier la nature de ces substances. Pour notre part nous croyons à l'efficacité d'un mélange fait avec parties égales d'huile d'amandes douces d'huile de cade,5 qui est parasiticide. D'antres recommandent d'instiller d'abord dans l'oreille quelqu'agent parasiticide et puis de faire des injections répétées pour extraire les larves, Nous avons vu que Vat,sara propose pour expulser les larves de l'eau distillée de mille pertuis dans laquelle on aurait Agité du vif argent, Sédillot, en Afrique, pendant la campagne de Constantine, faisait d'abord périr les larves avec des injections d'une solution de sublimé et puis il les extrayait à l'aide de pinces appropriées. Trotako de Quintaîta dit avoir toujours obtenu d'excellents résultats en remplissant l'oreille avec une poudre qui, d'après lui, fatale pour les larves serait inoffensive pour l'oreille. En voici la com- position: précipité rouge 1 gramme, alun 1 gramme, gomme arabique 8 grammes. Au bout de quelques heures les douleurs cessent et il prescrit alors des injections avec de l'eau tiède qui nettoyent l'oreille et en complètent la guérison. Quelques chirurgiens ont employé avec succès pour les injections la térébenthine, la poix et d'autres substances irritantes. Pour notre part nous croyons préférable de recourir aux mêmes agents thérapeutiques que nous avons indiqués à propos des plaies, c. à d. les injections avec les solutions d'un des acides : phénique, thymi- que et salicylique dont le dernier nous a donné, ainsi que nous l'avons déjà dit, de bons résultats. Les injections doivent être faites avec une seringue assez grande (de Cliarrière ou autre) après avoir redressé la courbure normale du canal auditif en tirant fortement le pavillon en haut et en arrière. Il est quelquefois à propos de faire mettre le malade sur le côté et d'envoyer les injections de bas en haut. Il arrive parfois que les larves, ayant enfoncé leurs crochets profondemment dans les tissus, résistent à l'action des injections ; dans ces cas il faut se servir, avec beaucoup de précautions de pinces appropriées pour extraire les larves. Lorsque ces dernières ont aussi envahi la caisse du tympan, on pourrait, d'après les indi- — 1S — cations de Mokgagxi, (1) pousser dans cette cavité par la trompe d'Eustaclie des vapeurs et des liquides médicamenteux. Dans ces dernières années on a employé à cet effet l'huile camphrée, une solution potassique, les vapeurs de chloroforme qu'on pourrait d'ailleurs y introduire aussi par le conduit auditif externe. Ce que nous venons de dire à propos du traitement de la myiase des oreilles s'applique presqu'entièreinent à celui de la myiase des fosses nasales. En effet dans ce dernier cas comme dans le premier il s'agit de projeter dans cette cavité des substances qui, par leur nature, inoîïensives pour ces organes ont le pouvoir de détruire les larves et de faciliter leur expulsion. On a employé dans ce bout un grand nombre de médicaments qui, quoiqu'ils aient tous donné de bons résul- tats, sont impuissants lorsque le mal est attaqué trop tard ou que les larves occupent en grande quantité les sinus qui communiquent avec les fosses nasales. Ainsi on s'est servi avec succès des injections, huileuses, salées, des solutions de sulfate de zinc, d'alun, de sublimé (0.05 pour 30 grammes d'eau), de chloroforme (en parties égales avec l'eau), de la liqueur de Labarraque; nous y ajouterons les injections des acides: phénique, salicylique et thymique. Les Anglais em- ploient dans les Indes les injections de tabac et de térébenthine associées à un traitement tonique. Audouit conseille d'employer les injections d'essence de térébenthine. Keiieugal s'est servi avec succès de la benzine. Six malades sur sept ont guéri grâce aux solutions de chloroforme conseillées par le pharmacien Daizats. Les fumigations exitantes peuvent aussi être utiles dans l'affection dont nous nous occupons. Moquin- Tandon a employé avec succès les fumigations faites avec des cigarettes d'arsenite de soude. Celles que nous avons faites avec des fleurs de soufre nous ont paru activer l'expulsion des larves des fosses nasales de la malade dont nous parlerons plus loin. Au Pérou on fait priser aux malades la poudre de veratrum sabadilla. Dans notre province (Cérdoba) et surtout à la canipague on instiile^dans l'oreille le suc de basilic Ocymum basilicum. L. des Labiées. A. Lemos, (2) qui probablement ignorait que depuis longtemps on se sert, dans province de Cérdoba, du basilic pour la destruction des larves des fosses nasales et croit avoir, le premier découvert les propriétés de cette plante, dit à ce propos: "Le suc de cette plante injecté dans la cavité dans laquelle on soupçonne la " présence des vers, les expulse si énergiquement et cela à une époque quelconque "de leur développement qu'ils s'empressent d'en sortir avec une rapidité incroyable " délivrant ainsi le malade de toute anxiété." " Le plus intéressant c'est que s'il y a eu erreur de diagnostic et que les vers (1) Morgaqni. Epit anat. 7, n. 14. (2) A. Lemos. Revista médioo quirûrgiea (do Buenos Aires) Abril 8 de 1877. — 19 — '' n'existent pas là oîi l'on en soupçonnait la présence, le basilic produit une déter- «' sion de la partie malade qu'en même temps il désinfecte. Si après avoir admi- " nistré à l'intérieur deux onces de ce médicament, on donne, deux heures après, " une once d'huile de ricin, la plante en question est si efficace qu'elle a deux fois " plus d'action que le Eamola, le Kousso et la Santonïne. Dans les cas où nous " l'avons administré, après avoir employé ces derniers agents sans aucun résultat " définitif, VOeymum a répondu à notre attente en guérissant radicalement les " malades et cela dès la première dose." " On a obtenu des résultats analogues chez les animaux chez lesquels le calomel " avait complètement échoué." Notre propre expérience ne nous permet guère d'émettre une opinion sur les effets probables de l'administration à l'intérieur du basilic et il est h désirer que de nouvelles recherches se fassent au sujet de cette plante qu'on rencontre presque dans tous pays chauds et tempérés. Ce que nous pouvons assurer c'est que nous avons obtenu d'assez bons résultats avec la décoc- tion de cette plante dans le cas dont nous parlerons plus loin, et nous croyons que V Ocymum est aussi actif que son suc, ce qui mérite d'être considéré car il n'est pas toujours facile de se procurer ce dernier en très grande quantité. A la campagne les paysans pilent comme ils le peuvent, dans un mortier on sur une pierre les feuilles du basilic; ils en font ainsi une pâte dont ils remplissent la fosse nasale occupée par les larves. C'est de la même façon qu'ils soignent leurs animaux, boeufs, chevaux et moutons qu'ils guérissent (dit-on) assez souvent et assez facilement. Quoiqu'il en soit les injections doivent être pratiquées plusieurs fois dans la journée à l'aide d'une sonde .de Triqnet, et à défaut de celle-ci de toute autre que l'on introduit dans les fosses nasales et que l'on dirige aussi de temps à temps à leur partie supérieure afin de projeter les liquides médicamenteux du côté des sinus frontaux; à l'orifice externe de la sonde en question on adapte la canule d'une grande seringue à injection de façon à pouvoir introduire chaque fois, près d'un litre du liquide. On peut aussi employer les sternutatoires qui en faisant éternuei les malades expulsent parfois les larves des fosses nasales. D'autres fois après avoir fait bou- cher la narine saine du malade par la simple application de ses doigts, on engage ce dernier a souffler fortement avec la narine malade de laquelle il en tombe quelquefois des larves en assez grande quantité. Si malgré toutes ces médications la maladie continue et que l'on ait des raisons pour soupçonner la présence des larves dans les sinus frontaux, on doit procéder a la trépanation de ces derniers afin de pouvoir y faire directement des injections médicamenteuses de haut en bas et d'y exercer une action plus efficace. On combattra en même temps les accidents généraux avec un traitement antiphlogistique énergique et l'on soutiendra les forces du malade avec une alimen- tation suffisante et substantielle. — 20 — Quant aux larves qu'on a rencontrées sous les paupières, Bouillet (!) a pu les en extraire en faisant couler quelques gouttes d'huile d'olive sur le globe de l'œil. On pourrait peut-être employer avec avantage dans les cas analogues, une faible solution de sulfate de zinc qui servirait en même temps à combattre l'opMhalinie produite par la présence des larves dans la cavité conjontivale. Ici se termine ce que nous avions à dire au sujet des accidents que produit chez l'homme la présence des larves des diptères c-à-d. la myiase. Cette question, comme on a pu le voir, offre certains points qui ne sont point encore élucidés. Entr autres on s'explique difficilement le nombre considérable de larves qu'on a constaté dans les fosses nasales ou dans une autre partie du corps humain où une mouche n'est restée parfois que quelques instants. Aussi peut-on se demander à ce propos avec Cauvet si les larves de quelques diptères ne se reproduiraient pas par voie agame comme celles des cecidomyias*. C'est là un problème très intéres- sant sous le double point de vue de la médecine et de la zoologie, que nous laissons aux soins de zoologues compétents à résoudre et nous arrivons aux faits qui se rap portent à la Calliphore anthropophage, à l'étude de laquelle a étéconsacré ce petit travail. OBS. III. DE LA CALLIPHOEE ANTHROPOPHAGE, MOUCHE DONT LES LARVES ONT ÉTÉ OBSERVÉES DANS LES EOSSES NASALES D'UNE JEUNE FILLE. Le 18 février 1S7S (pendant la saison chaude de ce pays), nous fûmes appelé dans l'après-midi auprès d'une jeune fille qui, nous disait-on, venait de la campagne excessivement malade. Arrivé auprès d'elle nous eûmes les données suivantes sur ses antécédents: Kamona Marchand, âgée de 16 ans, sans professiou, d'un tempérament lym- phatique mais d'une constitution, assez forte, avait joui jusqu'à ce jour d'une très bonne .«anté. Il y avait déjà cinq jours qu'elle se trouvait à la campagne où elle était allé passer quelque temps, lorsque la veille (17 février) elle sentit à tout le côté gauche de la face des douleurs très vives qui ne cédèrent guère à l'action de toute espèce de médicamentos cascros (de famille) qu'on lui appliqua, l'empê- chèrent de dormir pendant la nuit et l'obligèrent enfin à revenir en ville auprès de ses parents pour se faire soigner. Etat actuel. La malade accuse des douleurs très fortes à presque tout le côté. (1) Loc. cit. • Paedoeenesis. — 21 — gauche de la joue, les tempes, la région sus-orhitaire, l'œil, la racine du nez la fosse nasale et les dents de la mâchoire supérieure. Ces douleurs l'exaspèrent de temps en rtemps et arrachent des cris à la jeune patiente, qui ne sachant quelle position prendre pour calmer ses souffrances s'agite dans tons les sens et comprime avec ses mains les points douloureux. La paupière, l'aile du nez et la jone du mémo côté de la face sont un peu gonflées. En même temps quelques larmes s'écoulent de l'oeil gauche, la peau du même côté est un peu rongeâtre et chaude au toucher, le pouls est fort et un peu plus fréquent qu'à l'état normal. Elle n'a pas d'appétit mais en revanche elle a bien soif et boit une quantité considérable d'une tisane faite avec une plante quelconque du pays. Aux questions pressantes que nous lui adressons elle répond avec difficulté et sas réfléchir, comme si elle avait du délire. Toutefois, comme on a l'habitude, dans ce pays, d'attribuer à la piqûre de quelque bicho (animal), et souvent, il faut le reconnaître, non sans raison, toute maladie ou lésion dont on ne connaît pas la cause déterminante, et que la mère de la malade nous demanda si nous ne croyions pas que les souffrances de sa fille ne fussent produites par la piqûre d'un bicho, je portai mon attention de ce côté et pensai que peut-être quel monche s'était introduite, pendant son som- meil, dans les fosses nasales de la jeune fille, y avait déposé ses œufs qui, une fois éclos et transformés en larves, pourraient occa donner les symptômes accusés par la malade. Néanmoins en vain examinâmes-nous à la lumière solaire les fosses nasales et la bouche de la patiente; il n'y avait aucune larve et point d'écoulement nasal morbide. Malgré nos questions répétées, la jeune fille ne se rappelle avoir senti un insecte quelconque entrer dans son nez où elle n'a aucune sensation de chatouillement. D'ailleurs elle n'avait jamais souffert d'ozène ou de toute autre maladie des fosses nasales; elle n'avait pas non plus le nez applati et cette confor- mation des narines des iiatos dont nous avoLs parlé plus haut et qui, selon quelques auteurs, serait une cause prédisposante de la myiase des fosses nasales. Ajoutons que la malade avale très bien, respire facilement et n'est aucunement sourde du côté gauche comme cela arrive lorsque les larves occupent une fosse nasale et don- nent lieu à une inflammation des parties voisines de l'orifice guttural de la trompe d'Eustache. Vu les résultats négatifs que nous fournit, dans la recherche des larves parasitaires, l'exploration des fosses nasales de la malade, et considérant, d'autre part, les antécédents et les symptômes accusés par cette dernière, nous avons été amené à diagnostiquer une névralgie du trijumau d'autant plus que la pression di- gitale des points douloureux de Valleix produisent une forte douleur dans la névralgie de la cinquième paire. Enfin une grosse molaire du côté gauche de la mâchoire supérieure qui est cariée et qui fait bien souffrir la malade finit par nous persuader qu'elle était probablement la cause déterminante de la névralgie en question et de tous les symptômes que nous constatâmes chez notre patiente. D'après ce diagnostic nous prescribiuies du sulfate de quinine, une solution de — 22 — chlorydrate de morphine pour faire des injections hipcdermiques, lendemain matin une limonade purgative, et comme la malade n'avait pas dormi la nu't antérieure nous donnâmes de l'extrait th'ymique pour la nuit, sous forme de pilules. Nous recommandâmes en mémo temps de faire arracher la dent cariée aussitôt qu'on le pourrait et par excès de précaution nous conseillâmes à la mère de la malade de faire une forte décoction de basilic pour l'iniecter h plusieurs reprises dans la fosse nasale gauche, ayant soin de bien observer s'il n'en sortait pas quelque larve pendant la nuit. Le 19 février, le père de la patiente vint, de très bonne heure, nous aviser que vers minuit à la suite d'une injection avec le décodé de basilic sa fille sentit sortir de sa narine gauche quelque chose qui n'était autre qu'un petit ver. Un moment après, ayant éternué, la malade rejeta une trentaine de vers à la fois. Il nous priait donc d'aller voir la patiente et de la tranquilliser en lui disant qu'il n'y avait plus de vers dans son nez car elle en était si terrifiée qu'elle avait eu quel- ques accidents neiveux qui inquiétèrent la famille. Arrivé auprès de la jeune Kamona, nous la trouvâmes très surexitée et bien impressionnée à cause de la sortie des larves de son nez. Elle souffre moins que la veille quoiqu'il y ait toujours des exécerbations bien désagréables dans ses douleurs; elle a aussi dans la narine gauche une sensation de chatouillement qui devient parfois insupportable. Elle n'a pas de délire et ne se souvient pas bien de ce qui était arrivé la veille. Questionnée de nouveau sur l'origine des larves tombées de son nez, elle se rappelle que lorsqu'elle était à la campagne il lui entra, dans l'après-midi, une mouche dans une de ses narines pendant qu'elle se prome- nait près de la maison qu'elle habitait. Malgré tous ses efforts la mouche ne tomba de son nez que près d'un quart d'heure après qu'elle y entra. Après avoir introduit dans la narine intéressée un spéculum nasi dans lequel nous projetâmes la lumière d'une lampe, au moyen d'un miroir réflecteur fixé au frout par un bandeau, nous explorâmes de nouveau la fosse nasale gauche et nous y vîmes à 4 ou 5 centimètres de son orifice extérieur un groupe de larves qui se mouvaient et ne laissaient aucun doute sur la cause de la persistance des douleurs de la malade. C'est en vain que nous limes, séance tenante, plusieurs injections avec le décocté de basilic, les larves ne tombèrent point de la narine malade. Nous engageâmes alors la jeune patiente de boucher la narine droite en pressant avec les doigts sur l'aile du nez du même côté et de souffler très fort par la narine gauche sur un mouchoir qu'elle tenait à la main. A peine avait-elle soufflé que 18 larves (1) tombèrent sur le mouchoir que la malade effrayée jeta par terre. Les larves qui se mirent immédiatement à parcourir la pièce où nous nous trouvions [1J De ces larves nous en donnâmes quelques-unes ii Mr. le docteur 'WETEKBEKQH^ct d'autres à Mr. ArGUSTE Conil pour en étudier les caractères et en suivre la métamorphose. ._ 23 — avec une vitesse incroyable, présentaient les mômes caractères que celles dont nous parlâmes dans nos autres 2 observations, aussi n'y allons nous pas revenir et nous laissons plutôt à la compétence de notre ami le Dr. "VTeyexbergh le soin d'en donner une description détaillés et complète. Nous prescribîmes à la malade de répéter les injections avec le décocté de basilic et d'alterner avec celles d'une solution d'acide salicylique V300 • Nous conseillâmes aussi de faire des fumigations avec du soufre et de priser une poudre sternutatoire. Nous devons dire ici que la malade n'éternuait pas souvent et qu'un liquide sangui- no purulent s'écoulait en petite quantité de son nèz. Dans l'après-midi nous vîmes de nouveau la malade qui avait rendu 5 larves à la suite d'une fumigation. La malade nous fit observer que les fumigations paraissaient irriter les larves qui se mettaient à se mouvoir dans son nez et la faisaient bien souffrir. Le 20, la malade nous dit avoir passé une meilleure nuit que les précédentes. Elle souffrait moins, éternuait peu, et rendit 6 larves avec un mucus sanguino- purulent et fétide qui sort de la fosse nasale gauche en plus grande quantité que la veille. Toutefois la famille est singulièi'ement étonnée de ce que la malade ne soit pas encore guérie quoiqu'elle ait rendu plus de 60 larves. Même traitement. Le 21, ayant été appelé à la campagne, avant de partir nous engageâmes la malade à continuer le même traitement qu'elle suivit en effet pendant deux jours et rendit près de 150 larves. Toutefois comme les souffrances de la malade conti- nuaient toujours ses parents appelèrent, pendant notre absence, un confrère qui lui prescrivit des injections d'une solution pbilasquir. La jeune fille souffrit encore deux jours pendant lesquels elle rendit 35 larves; mais, à partir de cette époque, ses douleurs diminuèrent graduellement et au bout de 15 jours elle était complète- ment guérie, sans garder la moindre trace de sa maladie. Cette observation nous paraît offrir un certain intérêt à cause de l'inmunité relative de la présence de près de 250 larves dans les fosses nasales pendant plusieurs jours et par le rétablissement complet de la malade qui actuellement se souvient à peine des souffrances que lui ont occasionées les larves de la CcUliph orc anth ropopi agc. Cordoba, Novembre 1S78. LES LARVES ET LES NYMPHES D'ÉCRITES PAR LE DOCTEUR H. WeYENBERCH Les larves qui ont occasionné le cas de myiasis, dont s'occupe Monsieur le docteur C. Lesbiki dans les pages qui précèdent, et dont le nombre total était d'environ deux cents, vinrent en mon pouvoir le 19 Février dernier; j'en ai eu plus ou moins une douzaine à ma disposition. Lorsque je les reçus, elles étaient presque adultes; je les mis dans une soucoupe recouverte d'une lame de cristal et je leur donnai un morceau de viande qu'elles commencèrent immédiatement à entamer. Le 23 du même mois, elles abandonnaient la viande l'une après l'autre et leur inquiétude m'indiquait qu'elles étaient à la recherche d'un endroit conve- nable pour se changer en nymphes. Je les mis alors dans une boite et le jour suivant elles avaient déjà passé à l'état de nymphes. Comme j'avais prévu cette méthamorphose, j'avais eu soin de les dessiner et de les décrire le lendtmain même du jour où je les avais reçues; j'en donne ici la description, sans aucune remarque sur la maladie qu'elles avaient occasionnée, afin de ne pasm'exposer a des répétitions, le docteur Lesbini ayant traité spécialement ce sujet. Je ne décrirai donc que la larve et la nymphe, laissant la description de l'insecte parfait a Mr. P. A. Coxil. J'ai aussi composé une liste bibliographique des cas de Myiasis publiés jusqu'à ce jour, liste que l'on trouvera à la fin de cette étude. -25- A l'état adulte, les plus grandes larves avaient de 11 a 15 millini. de longueur; il y en avait cependant quelques-unes qui ne mesuraient pas plus de 10 millim. La partie la plus grosse de leur corps était de 2 millim., ou un peu plus. Leur forme générale était celle des larves apodes de la plupart des espèces de Muscidac, famille des Diptères Génuines. Tout le monde connaît cette forme cylindrique, pointue à l'extrémité céphalique, obtuse et comme coupée, à l'extrémité posté- rieure; c'est la même forme qu'on observe dans les espèces qui vivent sur la viande et les cadavres, et que l'on considère ordinairement comme de petits vers blancs. Les larves qui nous occupent, présentent aussi cette couleur blanche, un peu jaunâtre et transparente, qui devient légèrement rouge, lorsqu'elles viennent de pendre leur nourriture. La plupart de ces larves acépbales se ressemblent tellement entre elles qu'il est difficile de reconnaître celles d'uue espèce de celles qui appartiennent à une autre. Depuis l'époque où j'ai commencé mes études et mes publications diptérologiques de la faune néerlandaise, dix années environ se sont écoulées, et pendant ce temps, tant en Hollande qu'ici, j'ai eu beaucoup de ces larves entre les mains. Souvent, pour les distinguer, j'ai cru reconnaître un caractère fixe dans la forme de l'extré- mité antérieure et des crochets maxillaires, d'autres fois dans les crochets qui se trouvent sur les segments, ou dans la forme et les appendices de l'extrémité postérieure, mais chaque fois que je croyais avoir trouvé un caractère particulier et distinctif dans une de ces parties, je ne tardais pas à le retrouver également chez d'autres espèces. En tout cas le caractère le plus constant se trouvait à l'ex- trémité postérieure et ses appendices; néanmoins, pour pouvoir reconnaître une de ces larves d'une autre, l'ensemble de toutes les parties suffit à peine. Au bord supérieur de chacun des segments de nos larves, se trouvent quatre séries transversales ou cercles de très petits crochets qui paraissent comme des points, même quand on les étudie avec une augmentation assez considérable ; ils sont placés très symétriquement et servent à l'animal pour se retenir pendant que s'opère le mouvement des muscles qui produissent sa locomotion vermiculaire. Ces anneaux de petits crochets rendent plus distinctes les limites des douze segments, dont le corps est composé. J'ai dit que ces anneaux ou cercles se trouvent vers le bord antérieur de chaque segment, mais il n'en est ainsi que pour la face dorsale; sur les flancs les séries de crochets se bifurquent de telle façon que, sur la face ventrale, apparaissent deux anneaux, l'un plus étroit, sur le bord postérieur du segment précédent, et l'autre plus fort, sur le bord antérieur du même segment sur la face dorsale duquel se trouve l'anneau non bifurqué. Sur les trois premiers segments l'anneau est formé d'un cercle de moins, et le premier quelquefois de deux. Le premier segment on segment céphalique et effilé se trouve divisé en deux pointes dont chacune protège un crochet maxillaire qui sort de la bouche; a — 26 — l'extrémité du segment céphalique, un petit rebord s'étend au dessus de la bouche même, de sorte que - du côté ventral elle est bien plus facile a voir que du côté dorsal. Les crochets maxillaires ou mâchoires possèdent, comme d'ordinaire, une poiute aiguë et sont divergents. Les racines des mâchoires se réunissent dans l'œsophage, a l'intérieur duquel on les voit par transparence comme une grosse ligne noire, sur la base de laquelle se trouvent insérés les deux muscles qui vont en divergeant et que l'on voit (également par transparence) dans le second segment. Ces mâchoires se meuvent sans cesse avec beaucoup de vivacité. Je n'ai pu distinguer entre les crochets maxillaires un petit organe impair qui se voit chez plusieurs de ces larves. Les segments s'élargissent graduellement a mesure qu'on s'approche de leur partie postérieure, et â travers de la partie dorsale on voit battre le vaisseau dorsal ou cœur. Les deux troncs trachéens apparaissent aussi à travers des trois derniers segments comme deux grosses lignes noires et un peu divergentes. Le dernier segment est plus court que les autres et, sur sa face postérieure se trouvent les stigmates ou ouvertures des troncs trachéens qui apparaissent comme deux grandes taches noires. Ce dernier segment a sa face postérieure légèrement concave, et c'est ce qui lui donne l'apparence d'être coupé ou tronqué. Le bord dorsal est légèrement relevé, et il s'étend même un peu au delà de la face dorsale de la larve ; sous les stigmates mentionnés, s'observe une petite protubérance au dessous de laquelle se trouve situé l'anus; au dessous de ce dernier la peau forme un petit repli, qui est presque plat et qui se termine au bord ventral du segment; ce bord porte de chaque côté un petit appendice aigu, triangulaire et incolore. La disposition et la structure des organes intérieurs ne présentaient rien de par- ticulier, et étaient comme celles de toutes les larves. Je n'ai plus rien à ajouter à la description de la larve. La nymphe qui le jour après la métamorphose est encore brun-clair, devient dès le second jour d'une couleur brun foncé. Elle a une forme allongée et elle est du reste semblable à toutes les nymphes de ces larves, ressemblant à un œuf ou pour mieux dire à un petit barril. Son extrémité antérieure est un peu plus aigiie que la postérieure et elle présente les rudiments indistincts des lèvres ou organes buc- caux de la larve. L'extrémité anale présente aussi des rudiments analogues des organes postérieurs et des appendices de la peau, mais le tout s'est bien rétréci en se desséchant. La segmentation reste bien distincte, indiquée par une double ligne située au point où les deux segments sont unis l'un à l'autre ; elle présente aussi, semblables à des points irréguliers, les rudiments secs des crochets qui, durant la vie larvale, se voient sur les segments. Les figures de la larve et de la nymphe, que je donne dans la Planche VIII, ont été faites avec diverses augmentations : la figure 1, représente la larve vue par sa face dorsale, et augmentée environ cinq fois: la figure 2, donne le dessin des trois derniers s egments vus de côté et faits avec la même augmentation ; la figure 3, — 27 — montre l'extrémité céphalique avec les mâchoires, vue par sa face dorsale et le grossissement de cette extrémité est trois fois plus fort que celui quia été employé pour la figure 1 ; enfin la figure 4 représente la nymphe sous un grossissement de cinq diamètres environ. Explication des figures. Planche VIII Fig. 1 — La larve. t. stigmates. Fig. 2 — La larve (les trois derniers segments). t. stigmates, s. dernier segment, a anus, h. l'appendice triangulaire de la peau. Fig. 3 — Les segments céphaliques de la larve : e. lèvres, m. mâchoires ou crochets maxillaires, n. les muscles qui font mouvoir les mâchoires. Fig. 4 — La nymphe. Côrdoba, le 25 Mars. 1878. DESCRIPTION DE L'INSECTE PARFAIT CALLIPHORA ANTHROPOPHAGA, Nouvelle espèce de mouche. Par P. auguste Conil Ayant appris du docteur C. Lesbiisi qu'un cas de Myiasis s'était déclaré chez une de ses clientes, ainsi que les diverses phases présentées jusqu'alors par cette maladie, je le priai de vouloir bien me procurer quelques-unes des larves qui sortaient en abondance des fosses nasales de sa jeune malade. N'aayant jamais vu aucun exemple de cette maladie que je ne connaissais que par quelques ouvrages qui la citent et en font la description (mais qui écrits par des médecins ne peuvent satisfaire un entomologiste), j'avais le plus grand intérêt à connaître et étudier le diptère qui la produit. Le docteur Lesbini me promit de se souvenir de ma demande et, dés le len- demain, j'eus la preuve qu'il ne l'avait pas oubliée, car je trouvai, en rentrant chez moi, neuf larves qu'il avait eu l'amabilité de me porter lui-même. Il est inutile de dire de combien de soins j'entourais ces larves, qui étaient pourtant un objet de dégoût insurmontable pour toutes les personnes qui les voyaient et même pour celles qui en entendaient parler; ces personnes, bieu siir, n'auraient pas éprouvé la même satisfaction que moi lorsque je le voyais si agiles, si remuantes et si bien portantes s'acharner sur les morceaux de viande fraîche que je n'oublais pas de renouveller souvent. Surchargé d'occupations en ce moment, et ne croyant pas d'allieurs les avoir en — 30 — pension pour si peu de temps, j'avais remis de jour en jour l'étude que je nie proposais d'en faire; enfin un soir, ayant tout préparé pour décrire mes larves et en faire un dessin exact, je vais les chercher et quel ne fut mon désappoin- tement en m'apercevant que je n'en avais plus en mon pouvoir: toutes se trouvaient rnétamorphossés en nymphes. J'étais désolé d'avoir perdu une occasion qui peut-être ne se représenterait pins, lorsque m'étant trouvé avec le docteur "Wetenbebgh, et sachant par lui qu'il avait déjà fait l'étude que ye me proposais de faire, je n'eus plus de regrets car la science, loin d'y perdre, y gagnait au contraire, puisque ce professeur se chargeait aussi de décrire la nymphe. Je n'eus donc plus qu'une pensée: voir s'opérer une nouvelle transformation. Plusieurs fois par jour je visitais mes nymphes; l'impatience de savoir si mes soins auraient un hon résultat me dévorait; j'espérais quelquefois qu'il en serait ainsi, mais la plupart du temps, en y réfléchissant, j'aivais "bien peu d'espoir car je n'ignorais pas les désillusiones éprouvées, en pareil cas, à Oayenne et ailleurs par tant de praticiens qui pourtant n'avaient dû omette aucune précaution pour s'assurer du succès. Plusieurs jour se passèrent et ne voyant aucun changement s'opérer, mon espoir diminuait peu à'peu. Je commençais à ne plus croire â la réussite lors- qu'enfin un matin, au milieu des enveloppes vides j'aperçus huit disptères, non ceux que mon imagination me représentait dans mes moments d'espérance, mais huit diptère bien réels que, après examen, je reconnus appartenir à la tribu des Muscidcs et au genre Calliphora. Désirant, savoir si le docteur Weyexbergh avait eu la même chance, je lui donnai immédiatement avis de la métamorphose opérée chez mes pensionnaires; nous allons voir ses nymphes dont quelques-unes avaient subi le même sort: six diptères étaient hors de leur enveloppe, et un septième était en train d'en sortir quand la mort l'avait surpris au moment où il était â moitié sorti de sa coque. Je suis donc aujourd'hui a même de donner une description exacte de ces insectes si rares et si peu connus, qui font tant de mal a l'humanité, lorsqu'ils se mettent en contact avec elle, et que, par cela même, il est d'autan plus important de bien con- naître. Les exemplaires que nous avons obtenus, quoique produisant les mêmes ravages dans l'organisme des personnes qu'elles ont choisies pour faire éclore leurs œufs et nourrir leurs larves, appartiennent à une autre espèces que la Lucilia homini- vorax, Coq. * dont elles diffèrent sur bien des poiuts, comme on le verra par la description suivante de la * Mr. Coquerel n'étant pas zoologue, je suis porté a croire que sa Lucilia appartient plutôt an genre Calliphora; car en la décrivant il dit « de chaque côté du corselet et dans son milieu une bande ( transvesale ? ) d'un noir bleu, la «■ médiane plus étroite que les latérules, etc. » ; « transversale • doit avoir été mis pour « longitu finale ■; parce que ou l'erreur existe, ou il na peut y avoir de bandes latérales, Le genre Lucilia n'a pas de bandes longitudinales (ni transversales ) et le genre calliphora au contraire en possède. En tout cas l'espèce décrite par J'.r. Coquerel est diffé- rente de la mienne, lors même qu'elle ferait aussi partie du mémo genre Calliphora. — 31 CALLIPHORA AXTHROPOPHAGA, m . que j'ai appelée ainsi à cause de la nourriture dont elle avait l'habitude de se repaître avant ses transformations et en souvenir des maux qu'elle a occasionnés. La mouche qui nous occupe appartient bien au genre Calliphora qui a été établi par Eobineau-Desvoidt (Essai sur les MyodaircsJ, ou à la division du genre primitif Jfusca de Meigen indiqué par lui avec les lettres B. a. (Meigen, Bescli. d. Europ. sweifl. Insect. Y. p. COJ, où elle prend place à côté tics espèces Vomitaria, L. et Erythroeepheda, Meig. D'après Robixeau-Desvoidy le genre Calliphom appartient à la famille des Caliptérées, division des CoproMes ovipares, tribu des Muscides, section des Cérv,- lées ; ce genre a été adopté par Macquaet (Suites à Buffon, Diptères, t. II) qui le place dans la div'sion des Brachocères, subdivision des DicJtœtes, famille des Athét icéres, tribu des Muscides, section des OréopMles, sous-tribu des Muscies. On peut exprimer la diagnose du genre CaJliphora par les mots suivants: JIus- eidarum * genus. Coput globksum née antiec nec transverse proeluetum. Pedibus medioeribus. Scta antennarum ad apieem usque plumosa. Tltorau- latis radiis longitudinalïbus ornatus. Xervus alanim discoidalis angidatus versus apieem. Epistuma proyeetum. Palpi ferruginei. La taille de la CaUipbora anthropophaga est plus grande que celle de la mouebe commune (Musca domestica, L.) car sa longueur totale, lorsqu'elle est arrivée au maximum de son développement, est de S mm - 95S. La tête est assez volumineuse, plus large que longue et, vue de face, elle est hémisphéroïdale; quant à sa forme vue de profil, elle n'a pas besoin d'être décrite, car lafig. 7, PI. VIII, en donne exactement tous les contours; elle a 2 mm ' 620 de longueur sur 3 mm - 006 de large, et sa plus grande épaisseur, qui se trouve être vers la région située immédiatement au dessous des veux, est de 1 mm - 379. Ces organes de la vue sont dictyodes, mordorés, et de forme ovalaire; leur grand axe a 1 mi " 9S6 et le petit 1 mm - 103 ; les corneilles qui en treillissent toute la surface ont ,,u " 021 de diamètre et sont au nombre de 7S38 pour chacune des cornées. A la partie supérieure de la tète, la distance qui sépare ces yeux composés est de mm 872 chez la femelle, ceux du mâle se trouvant beaucoup plus rapprochés. Au milieu de cette région interoculaire existe une bande longitudinale d'un brun ardent qui s'étend depuis la partie supérieure des cavités, ou se trouvent insérée les antennes, jusqu'à l'occiput; cette "bande est bilatéralement bordée par une rangée de longs poils séti- formes, qui se dirigent borizontalement les uns vers les autres (deux à deux) ; * Pour ne pas m'étendre davantage, ja ne donne pas la diagnose de la sous-famille ni celle de la famille. Voir pour cela les travaux cités. — 32 — leurs extrémités se joignent presque et avivent même, à se croiser dans quelques cas. Au milieu de cette bande et sur le vertex même, se fait remarquer une taclie, d'un noir mat, sur laquelle sont implantés quelques poils, et dont la forme est exactement la même que celle de l'espace que laisseraient circonscrit entre elles deux circonférences qui se coupent. Sur cette partie, et placés en triangle comme d'habitude, se trouvent situés les ocelles ou stemmates, qui sont noirs luisants, circulaires, et qui on chacun ,nm 137 de diamètre. Les deux zones, comprises entre les yeux et la bande médiane décrite, sont d'un gris jaunâtre qui devient de plus en plus foncé à mesure quon se rapproche de l'occiput. A la partie centrale de la face, le front présente deux cavités ou fossettes des- tinées à recevoir les antennes; les deux réunies forment une figure subcordiforme renversée, ciliée bilatéralement, qui a 1 mm 213 de longueur, mm 762 de largeur, et dont la base est de ,nm 375; sur les angles terminaux de cette dernière se truvent deux soies longues, rigides, aciculaires et complètement croisées; fauve chlorophane est la couleur de ces fossettes. Les antennes sont fauves et, comme d'ordinaire, forméos de trois articles ; celui qui sert de base este très court, le deuxième a mm: 179 de longueur, et le troi- sième mm: 762 ; il est en forme de palette. A mm: 652 de son extrémité, ce dernier article supporte un style (arista) pi uni eux qui se trouve implanté sur le côté externe de l'antenne; ce style est marron, composé de deux articles dont le basai est très petit,, et l'autre est orné de 22 poils à son bord supérieur et de 8 a son inférieur. Le deuxième article de l'antenne a un poil spiniforme placé dans la même position que le style du dernier. A la base ou partie inférieure des cavités dans lesquelles se tiennent les antennes au repos, commence le bestibule du péristome ou ouverture buccale qui a une lon- gueur de 1 mm 489; il va ens'élargissant, chacun de ses côtés se dirigeant d'abord en ligne courbe jusqu'à ce que l'espace compris entre eux ait mm: 511 de largeur, et se prolongeant ensuite, suivant deux lignes droites qui vont en divergeant, jusqu' a ce qu'ils se trouvent éloignés de 1 mm: 103 l'un de l'autre. La partie terminale pos- térieure de ce vestibule a une forme semi-circulare et à son centre s'ouvre le pé- ristome ; les côtés ont leur partie antérieure bordée de poils sétifoi mes assez longs et dont les pointes convergent vers son centre; quant à leur partie postérieure elle se trouve ciliée de poils courts. La longeuer du péristome est de 1 mm: 324, sa lar- geur mesure de mm 320 â mm 375, et ses extrémités sont arrondies. Soudée à cette cavité buccale se trouve une trompe réetractile qui donne 1 mm 774 pour sa longueur totale, et qui est formée de trois articles : le premier, de couleur fauve, a mm 623 de longueur, est couvert de poils très courts et supporte de chaque côté un palpe filiforme. — Le deuxième article est d'un beau noir lui- sant sur lequel ressortent perfaitement les muscles fauves; sa longueur est de mm: 956. Le dernier article n'a que m * 195 de lorgueur sur mm 596 de large; sa partie terminale est toute hérissée de longs poils sétiformes; cet article est brun gri- — 33 — sâtre. L'insertion des palpes se tiouve située vers la base du premier article; leur longueur est de mm 320, et leur épaisseur de """ 083 ; sur leur extrémité sont implantés quatre poils longs et roides. Les parties non décrites de la face sont couvertes de poils jaunes qui commencent à prendre une teinte paille sur les joues, et deviennent de plus en plus longs et do- rés a mesure qu'ils sont pins rapprochés de la partie inférieure de la tête ; toute la surface de cette partie inférieure est garnie de longs poils de môme teinte. L'occiput, à la partie post-oculaire, se trouve limité par une ligne ou pour mieux dire par une bande de poils de couleur fauve pâle qui sert de bordure aux organes de la vision. Sur le vertex même se trouvent implantés une dizaine de longues soies acinaci- formes se dirigeant en tous sens et formant une espèce d'aigrette qui orne le sommet de la tête. La plupart des organes ou appendices que je viens de décrire sont en général, comme on le sait, communs à toutes les mouches de cette famille et de ce genre. Le thorax de la Calliphora anthropophaga a une longueur totale de 3 """• 574 et, dans sa plus grande largeur il ne mesure que 2 """ 538. c'est à-dire mm 408 de moins que la tête. La longueur du prothorax est de mm - 844; la mésothorax, comme chez toutes les espèces qui ppartiennent à cette tribu, occupe la plus grande partie du thorax : il a 1 mm 082 de longueur ; celle du métatborax n'est que de 1 mm 048. Le thorax est scutiforme et sa couleur est d'un beau vert métallin ; le prothorax et le mésothorax surtout sont très métallescents. Vu de profil, le tergum forme une ligne courbe. Trois bandes longitudinales, fuligineuses, interrompues et presque parallèles, s'étendent sur la partie supérieure du prothorax et du mésothorax, qui, étant tri- fasciée, se trouve divisée en sept zones qui sont de largeur à peu près égale. Selon la direction dans laquelle le tergum reçoit les rayons lumineux, ces bandes appa- raissent tantôt noires et tantôt vert obscur, tandis que les zones intermédiaires et latérales présentent des reflets ordinairement bleu outremer, quelquefois d'un jaune rouilleux ou érythroïde, et plus rarement d'un gris cendré. Le métathorax est d'un beau vert métallique ; il est concolore, sans aucune tache ni bande ; il n'a que des reflets bleus quelle que soit sa position par rapport à la lumière ; dans sa plus grande largeur, qui se trouve située sur la ligne d'union avec le mésothorax cet article mesure 1 mm 705. A la partie antérieure des flancs du prothorax, tout près du sternum se voit une partie dacryoide, d'un blanc mat qui tranche sur la couleur sombre de la Calli- phora anthropophage/,. Vers le milieu des flancs du mésothorax se trouvent soudées les ailes qui ont dans leur plus grande longueur, 7 mm 090 sur la partie où elles sont le plus développées leur largeur est de 2 mm 704. Quoique dans la fig. 5, PI. VIII, elles soient exac- — 34 — tement reproduites, mais comme elles s'y trouvent un peu repliées, j'ai cru néces- saire d'en donner une description minutieuse et détaillée, parce que certaines cellules et quelques nervures ne sont visibles qu' en partie on ne le sont pas du tout. A cette description j'ai ajouté la fig. 8, PI. TIII, qui représente l'aile grossie six fois environ et qui penne, de voir distinctement la conformation de toutes les paities qui la composent. Chaque aile présente neuf nervures longitudinales et cinq transversales, ainsi que cela se voit chez tous les individus qui appartiennent au genre Galliphora; ce sont . la costale qui forme le bord antérieur de l'aile; la sous-costale qui s'étend depuis la base jusque vers le milieu de la costale; la médiastine, située entre ces deux der- nières, qui prend naissance à la basa de la sous-costale et va s'appuyer sur la cos- tale, vers le premier tiers environ de la longueur de cette dernière. — Celle-ci et la médiastine forment la première et la seconde cellules costales, qui sont divisées par la nervure transverse-basale : la seconde cellule costale est plus longue que la pre- mière environ le double. — Entre la nervure médiastine et la sous-costale existe la cellule médiastine. longue et étroite, qui est limitée à son extrémité antérieure par le nervure costale : la nervure radiale, un peu courbée, prend naissance sur la sons-costale, à peu prés vers la hauteur de la îransverse basale, et elle va se termi- ner sur la costale, un pen au dessous du point où celle-ci commence à s'arquer. — Entre la sons-costale et la radiale se trouve la cellule sous-cubitale qui est égale- ment limité ■ par la costale à son extrémité postérieure : la nervure cubitale a sa base soudée sur la radiale, à peu près vers le quart de la longueur de celle-ci : son antre extrémité c-sr aussi appuyée sur la costale et forme une cellule triangulaire qui est également très allongée, et dont la base est formée par la costale : c'est la cellule cubitale. Ces nervures réunies forment ce que l'on nomme le premier sys- tème de nervures, parce que leurs bases se réunissent pour n'en former qu'une seu- le. La nervure médiaire interne (potticalis) part de la base et, s'arquant nu peu, va se terminer vers le milieu du bord postérieur de l'aile. La nervure médiaire externe (discoidalesj prend naissance en dess >us de la médiaire interne, â la hau- teur de la transverse basale. et. après avoir divisé en deux parties à peu près éga- les l'espace compris entre la médiaire interne et la cubitale, elle sa recourbe en re- montant jusqu" a arriver près de la cubitale, puis, s'arquant de nouveau en sens contraire, elle reprend .-a direction primitive et va se joindre à la costale à laque- lle elle s'unit à l'extrémité même de cette dernière, e'est-à dire à la pointe de l'aile. Le long espace qui se trouve compris entre la nervure cubitale et la médiaire exter- ne. se trouve dïvbé en deux parties par la nervure transverse mediaine placée obli- quement à peu près vers le milieu de l'aile. — Les deux cellules qui remplissent cet espace sont : la cellule cubitale supérieure ou basale, et la première postérieure au. cubitale inférieure. Entre les deux médiaires interne et externe se trouvent deux nervures : la trans verse postérieure et la transverse discoidale, entre lesquelles est située la cellule discoidalc; la. dernière de ces nervures transverses est un peu recour- — 35 — bée à son extrémité antérieure et elle a environ troisfois et demie la longueur il première. La nervure transverse postérieure sert â ' se à une petite cellule tv' gulaire dont le sont formés par ies nervures niédiairês externe et interne,— c 1 estla cellule cubitale médiane. La deuxième cellide postérieure a une fume irrégulière, se trouvant limitée par le bord postérieur de l'aile, la transverse dis tlale (que ferme la cellule discoïdale), et les extrémités desmé externe et in- terne. La nervure anale prend naissance sur la ui'diaire interne (à la i h tu- teur que la inédiaire externe, mais du côté op] Il direct' le bord intérieur da l'aile, et s'arrête â peu de uisMnce de celui-ci. Entre ces deux nervures se trouve la trciêième cellule postérieure limitée du côté de la base ou articulation de l'aile par la nervure transverse inférieure, qui e^t parfai- tement égale à la transverse médiane, part du même point m lirige dans un sens opposé: elle forme avec la nervure médiane interne, et l'anale en me cel. Iule triangulaire de même forme et presque de même gra 1 qne la cellule cubitale niédiame (radicalis média), de sorte que l'aile éranr ployée suiva' nervure médiane interne, ces deux triangles seraient â peu près couvris l'un l'autre: ce second triangle placé au- dessous de l'autre, evt la cellule cubii Heure que je viens de décrire. La troisième cettuL ire se trouvt rise entre la nervure transverse inférieure, la inédiaire interne et l'anale; comm dernière nervure ne s'étend pas jusqu'au bord de l'aiie. cette celiule ne se trouve pas fermée, et, au contraire, communique evec la quatrième cellule postérieure en tus de L'extrémité delà nervure anale. Toutes ces nervures forment le système de nervures, car elles ont aussi une base commune. La nervure subaxillaire a sa base appuyée sur la nervure anale un peu au des de la transverse inférieure et elle s'arrête avant d'arriver au bord intérieur de l'aile. Cette nervure • ncée â sa base, mais peu après elle n'est que mdimen- taire; cette dernière partie est marquée par une ligue pouctuée sur la fig. S. PI IV. La nervure que j'ai nommée ici "axillaire", ne forme donc pas un troisièn: me indépendant de nervures, comme cela arrive chez d'autres mouches. Quant a T ailette (alula) et l'aileron (squama),ce$ parties sont développées comme d'habitude. Je dois faire observer que, lorsqu" elles sont au repos, les ailes se croiseur de telle façon que les extrémités des deux nervures médiairês internes (les seules qui atteignent le bord intérieur de l'aile), arrivent presque a se toucher. Dans cette positionnes ailerres suit bien visibles car, au lieu d'être étendues comme les autres parties, elles se trouvent doublées, plaquées l'une contre l'autre et relevées sur le thorax. Les ailes sont d'ailleurs transparentes et incolores, excepté â leurs base au ou elles se trouveu un peu enfumées. J'ai cru devoir nrétendre pour leur description et la faire aussi minutieuse que posible, ces organes du vol servant de base pour la classification de ces insectes. — 36 — Comme terme de comparaison j'ai ajouté la copie de l'aile de G vomitaria d'après Meigeïï. L'abdomen qui est sessile et de même couleur que le thorax, a les mêmes reflets que les deux articles antérieurs de ce dernier. La face dorsale dn premier a une longueur totale de 4 m . m 005, sa largeur maxima étant de 3 m . m 576. Les quatre segments qui le composent ont, prises sur la ligue médiane, les dimensions suavintes : le premier m . m 927, le deuxième l m . m 213, le troisième I m . m 158, et le quatrième m . m 717. Les trois premiers sont un peu arron- dis et décrivent une ligne courbe; le dernier est beaucoup plus incliné que les précédents et, comme il est presque vertical, il se trouve en partie caché par le troisième et ne présente que son extrémité postérieure à l'oeil de l'observateur. La largeur maxima de ces anneaux est: l m . m 986 pour le premier, 3 m . m 576 por le deuxième, 3 m . m 124pour le troisième, et pour le quatrième l m . m 986. Sur les flancs se remarquent les cuillerons qui sont opaques et d'un blanc un peu plombé sur lequel ressort la bordure qui est d'un blanc mat. Ils sont repliés sur eux-mêmes, et leur longueur totale est de l m . 209, tandis que leur largeur est de l m . m 685; leur forme ne varie pas de l'ordinaire, et ils recouvrent complètement les balanciers qui se trouvent entièrement cachés par eux, lorsqu'on étudie ce diptère par sa face dorsale. Ces balanciers sont également blancs; ils sont en plus arspergiliformes, et leur tige ou style a m . m 541 de longueur sur 0'"." Of d'épaisseur; quant au bouton terminal il a m . m 137 de diamètre. Implantées comme d'habitude sur le sternum, se trouvent les trois paires de pattes qui sont médiocres, velues et garnies d'épines (voir la fig. 5, PI. IV); leur couleur paraît noire, mais elle est en réalité d'un fauve mélanien. Leur longueur totale, les crochets non compris, est: de 7 m . m 167 por la première paire, 7 m . m 2Clpour la deuxième, et 7 m . m S13 pour la dernière. Les divers articles, dont elles son compo- sées, ont les dimensions suivantes: PATTES le. paire 2e. paire 3e. paire Troclianti rs V" 1 1 1 .™048 . 457 . 821 . 870 . 705 m 2 2 1 . m 375 . 051 . 207 . 097 . 931 Qm m 430 . 541 2 . 202 2 . 207 2 . 373 — 37 — Les tarses sont composés de cinq articles dont la longueur varie, pour chaque paire de pattes comme suit : TARSES le. paire 2e paire 3e paire 1er. 2e. 3e. 4-. 5e. m . m 7G2 . 275 . 220 220 . 275 .'"817 . 375 . 220 . 220 . 275 1"> m 048 . 430 . 320 . 220 . 320 (< u Chacun de ces tarses est terminé par deux crochets (qui ont m . m 220 de longueur) sons lesquels sont situées les deux palettes vésiculaire? faisait ventouse, qui ser- vent à l'insecte pour marcher et se mainteni", dans quelque position que ce soit, lorsqu'il ne fait pas usage de ses ailes. L'abdomen, sur sa lace inférieure, a la même couleur et présente les mêmes reflets qu'à sa face dorsale; dans certaines positions il apparait quelquefois des reflets fauves (probablement produits par les poils) et, plus rarement, d'autres peu prononcés et d'une belle couleur zinzoline. La partie médiane du dessous de l'abdomen est occupée par une dépression cana - liculée, qui, partant du sternum, s'étend jusqu'à la vulve on cavité génitale; cette dernière a m . m S17 de largeur à son extrémité antérieure et m . m 275 à la postérieure. La longueur des anneaux, prise sur la ligne mé liane, c'est à-dire dans le fond du canal cité, se trouve être sur cette face de: mm 762 pour le premier, Bm 5il pour le deuxième ainsi que pour le suivant, et de l mm 43:t pour le segment terminal. Les bords latéraux de ce dernier, comme aussi ceux du premier, sont plus ou moins renflés, tandis que ceux des deux anneaux intermédiaires sont au contraire légè- rement creusés. Leurs dimensions sur ces mêmes bords sont: l mœ 545 pour le premier, l mm 103 pour le deuxième, l mm 048 pour le troisièmo et l mm 213 pour le dernier, jusqu'à sa pointe postérieure; près des bords de la goutière ou dépression médiane, dont j'ai fait mention, ils ont la même longueur qu'au centre de cette goutière qui, comme je l'ai dit plus haut, est limitée par la vulve. Cette dernière est clypéiforme et elle a m . m 513 de longueur; m . m 275 est la largeur qu'a sa partie antériem-e, son extrémité postérieure se terminant en pointe. Cette cavité ou ouverture génitale laisse apercevoir l'extrémité de l'oviscapte chez les femelles, et donne issue, chez les mâles, à un .pénis qui est apparent. A m . m 137 en arrière de la vulve, se trouve situé l'anus dont le diamètre est de m . m 055. — 3S — Le corps de la C. anthropopliaga est pilifère sur toute sa surface dorsale, mais les poils de l'adomen sont plus courts que ceux qui garnissent le thorax. Les flancs, les bords latéraux des anneaux de l'abdomen, et l'extrémité postérieure de celui-ci, sont extrêmement velus et garnis d'épines ou piquants que l'on voit figurés sur la fig. 5 de la planche, tels qu'ils sont placés sur le corps du diptère. La description de la Calliphora anthropopliaga, m. étant terminée, il ne me reste plus qu'à énumérer les caractères généraux ou particuliers qui la distinguent et permettront de la reconnaître au premier abord; c'est-à-dire la diagnose, que je donne dans les quelques lignes qui suivent: Diagnosis — Calliphora, thorace coerules, nitido, antice sicbvittato; capitc subfer- rugineo; espistomatis carinis breviter vïbrissatis ferrugineis; orbita ocidorum fa> iaîi favida; barba fa! va; alarum anr/ulo nervi discoidalis aeutissimo, ejusdem nervi parte apicali undidata; squamls albicantibus. Je ne connais que cinq espèces aveo lesquelles celle que je décris, pourrait être confondue, à savoir Calliphora vomitoria L. (d'Europe), C. erythrocephala L. (d'Europe), C. annulipes Ph. (de l'Amérique méridionale), C.jidvipes JVIacq. (du Chili), et C. infesta Pli. (également du Chili). est pour cette raison que je donne le tableau suivant où les caractères distinciifs de chacune de ces espèces se trouvent comparés avec ceux de la Calliphora anthropopliaga: ANTHROPOPHAGA Conil INFESTA Ph. FULTirES Mac q ANNULIPES Ph. EKTTHROCEPHALA L TON'ITORIA L. eyanescens; evnnescens; eyanescens; eyanescens; eyanescens; eyanescens; facie barbaque fulvis, f'icie antennis- facie antennis- facie artennis- antennis ferrugineis, antennis ferru- antennis feirugiosis; qtie rufofulvis, que fulvis; que fulvis, facie barba nigra; gineis, ba rba facie absque albido micante; fulva; i itore albido; thorace coeruieo, nitido, thorace nigro, thorace cyaneo, thorace nigro- thoraca caesio; thorace caesio; trivittato; trivittato; albido vittato; cyaneo, albido vittato; abdomine aeneo, viridi; abdomine viridi, abdomine vio- al> iomîne coeru- abdomine coeruieo, abdomine coe- aeneo; la ceo coeruieo; ieo aeneo; nitido, albo-miean- te, nigro fasciato; ruieo nitido al- bomicante, ni- gro fasciato; pedibus nigris; pedibus omnino pedibus nigris, pedibus nigris, pedibus nigris; pedibus nigris; nigris, tibiis femoribus me- femoribuà ni- piceis; diis et postieis rufis; gris, annulo ru- fo ornatis; squami3 albicantibus. squamis nigris. squ iinis albi- cantibus. squamis nigri- cantibus. squamis nigris. squamis nigris. Long. 8 â 9 millim. Long. 4 J Lin. Long 4 Lin. Long. 4 é.4h Lin. Long. 3 â 5 Lin. Long. 5 â6 Lin. * Dans l'ouvrage de Gay: Historia fisica de Cldle. ** Philippi dit: "le reflet blanc que d'autres espèces de ce genre présentent sur le torax, est dans infesta pres- "que invisible, raison pour laquelle j'ai cru préférable de mettre dans la dingnose "nigro trivittato" au lieu de "albo "vitta»o"." Il ajoute enoore que le style plumeux (arista) des antennes est noir, que le corselet présente la même couleur que l'abdomen quoique tirant un peu sur le brun, et que le front est noir avec des bandes rouge-brun. (Philippi, Qiebel's Zeitschr f. d. ges. Natitrw, 1861. T. 17. p. 513). — Tout cela ne correspend pas à notre anthropopliaga. — 39 — Récapitulation DES PRINCIPALES MESURES DONNÉES PLUS HAUT. Longueur totale 8 m . m 958 Tête, longueur Ici, largeur Ici, épaisseur Yeux à face! te?, longueur Id id largeur Corneilles, diamètre .- Vertes, largeur Stetnmates, diamètre Fossettes, longueur Id, larg( ur maxima Id, base Antennes, 2e. article, longueur Id, 3e. id, id Style, à l'extrémité de l'antenne A estibule buccal, longui ur Id id. largeur maxima Péristome, longueur Id, largeur maxima Id, iil rainima Trompe, Iongn tir totale Id, largeur â sou exl rémil é Palpes, longueur Id, épaisseur Thorax, longueur totale Id, largeur maxima Prothorax, longueur Mesothorax, id Metatliorax, id Id, largeur maxima Ailes, longueur Id largeur Abdomen, longueur ( face dorsale) Id, id (face ventrale) Id, largeur maxima (Titillerons, longueur Id, largeur Balanciers, longueur du style Id, épaisseur du style Id, bouton, diamètre Pat tes, le. paire, longueur totale Id, 2e. id id id Id, 3e. id id id Vulve, longueur 2 . 62 ' 3 . 000 1 . 379 1 . 986 1 . 103 . 021 . 872 . 137 1 . 213 II . 762 . 375 . 179 . 762 . 6.32 1 1 . 1 1 (3 I . 321 . 375 . 320 1 . 774 . 596 . 32 i . 033 3 . •--74 2 , 538 , , 844 1 . 682 1 . , 048 1 . 765 7 . 090 2 704 4 . 005 3 . 278 3 , 576 1 . 269 1 . 085 . 541 . 040 . 137 1 3S7 7 ■ 4SI 8 . 033 . 513 Explication des figures. Planche VIII Fig. 5. — Calliphora anthropophage/,, ni., face dorsale, aveu une augmentation de près de 15 diamètres. Kg. 6. — Tête, vue de face sous un grossis iement de près de 18 diamùtres. Fig. 7. — Tête, vue de profil et augmentée environ 18 fois. Fig. 8, — Aile de la même, giossie un peu plus de six fois. Côrdoba, lo 15 Avril 1878. Appendice En 1875, mon ami feu le docteur S. Davidsen, médecin à Côrdoba, m'envoya une Jarre de mouche qu'il avait extraite du bras d'une jeune tille. La couleur de cette larve était blanc clair, sa forme allongée, et, comme toutes les larves des Muscidae, aigiïe à la partie céphaliquet, obtuse à la partie anale, le restant du corps étant cylindrique. Elle me partit appartenir au genre Antho- mn'ut. Il m'est d'ailleurs impossible d'en donner une description détaillée parce que, ayant été mise d'abord dans de la créosote et puis dans de l'esprit de vin, elle n'avait plus ses dimension? ordinaires. En me l'envoyant, le docteur Davidseït me donna les détails qui suivent: Il soignait depuis quinze jours une malade qui souffrait d'une inflammation supurante du bras droit, survenue a la suite d'une blessure. Malgré tous les traitements mis en usage, le bras ne se rétablissait pas; en exa- minant la plaie avec une loupe, il aperçut un objet blanc qui se remuait et qui, lorsqu'il le touchait avec une pince, se cachait dans le fond de la plaie. Ayant un peu agrandi cette dernière avec un bistouri, il reconnut que l'objet en question n'était qu'une larve qu'il retira de la plaie et qu'il m'envoya. Lorsque les parents virent la larve, ils lui racontèrent alors qu'ils avaint déjà découvert des "vers" analogues dans le linge des pansements. Le docteur Davidsex n'en trouva pas d'autres malgré un minutieux examen delà plaie; il paraîtrait d'après cela que la larve qu'il venait d'extraire, était la dernière et probablement la cause de cete longue suppuration, car peu de temps après le bras était complètement rétabli. p R . Jf. Cûrdoba, Avril 1878. LISTE BIBLIOGRAPHIQUE MYIASIS Le docteur fi. W EYENBERGH - Il y a déjà plusieurs années que je me proposais de donner une revue critique sur la Myiasis, avec l'intention de me servir de cette étude pour ma thèse de doc- torat en médecine. Lorsque j'eus commencé à rassembler tous les écrits concernant cette question, je reconnus que non seulement l'étude critique de toute cette bibliographie exigerait beaucoup plus de temps que je n'en avais à ma disposition, mais encore qu'elle occuperait beaucoup plus d'espace que ne le permet une thèse inaugurale. Pour remplir ce but il eut été nécessaire de visiter une quantité de bibliothèques disséminées par toute l'Europe, de faire en un *not des sacrifices con • sidérables de toutes sortes qu'il m'était impossible de m'imposer alors. Je résolus donc d'abandonner ce travail, me réservant de la reprendre plus tard quand l'occasion s'en présenterait; toutefois, mon séjour dans co pays ne me permettra probablement pas de mettre en exécution ce projet, de longtemps encore. Si auparavant la réalisation de cette idée était difficile même en Europe, à plus forte raison ici, car, loin des grandes bibliothèques scientifiques, elle est matériel- lement impossible. J'avais cependant conservé la liste des citations, et c'est cette liste que je publie maintenant, à propos du cas de myiasis dont nous avons parlé dans les pages précédentes. D'après ce que je viens de dire, on comprendra que ce n'est pas une étude bibliographique qui va suivre, mais, au contraire, une simple liste, sans ou presque sans remarques de ma part. -4± - Je dis cela, afin que l'on n'ait pas pour cette table les exigences que l'on serait en droit d'avoir pour une étude bibliographique, qne je me réserve de faire plus tard. J'ai divisé cette table en cinq colonnes dont l'ordre est comme suit : 1° les noms des auteurs, 2 ° les titres des articles ou des ouvrages, 3 ° les noms des journaux dans lesquels ont été publiés les articles, 4 e les espèces dont ils traitent: et 5 c la dernière colonne est consacrée à des notices, remarques, etc. On doit voir, au premier abord qu'il y a beaucoup de lacunes dans cette liste, m lis, pour le moment, je laisse aux personnes qui pourraient s'intéresser à ce sujet et se trouvent mieux à même de le faire que moi le soin, d'ajouter à cette liste, les faits, remarques et observations qu'ils croiraient nécessaires. Je dois ajouter que la liste des noms d'auteurs est alphabétique. Je ne veux pas passer sous silence que je suis redevable d'une partie considérable de ces citations à mon bienveilhmtami, Mr. le Prof. A. W. M. vas Hasselt, docteur en médecine, ancien professeur et directeur de l'Académie des médecins militaires à Amsterdam, actuellement général de l'armée néerlandaise et chef du département national de médecine militaire de ma patrie, à la Haye. Sur ma prière ce savant et célèbre toxicologue et araclinologue m'a adressé une série de Ici très avec des notices à ce suiet La détermination des espèces dont il s'agit, est en général très difficile, pour ne pas dire impossible, parce que les médecins sont ordinairement très peu versés en entomologie. Quand il ne se trouve rien de noté dans la troisième colonne et qu'il n'y a même pas un point d'interrogation, cela signifie que l'écrit dont il est question, n'a pas été publié dans un journal, mais bien séparément, sous la forme de livre ou de brochure, dont le titre se trouvera alors dans la seconde colonne. Comme la maladie qui résulte de la présence de larves de mouches dans un corps vivant se nomme myiasis, et celle que produit la présence d'insectes d'un autre orden scoleMasis, je ne donne ici que la table des ouvrages qni se rappor- tent à la première; mais comme je n'ai pas lu plusieurs des ouvrages ou articles cités, il se pourrait que quelques-uns d'entre eux s'occupassent de la dernière. Dans les cas douteux, j'ai considéré l'ouvrage comme se rapportant à la myiasis, d'abord parce que j'ai cru préférable de citer trop que de donner une liste incom- plète, et, en second lieu, parce que, la scoleMçisis étant beaucoup plus rare que la my'.asis, il est à supposer que les ouvrages cités d'une façon imparfaite, s'occupent plutôt de la dernière que de la première maladie; d'ailleurs, je ne saurais affirmer non plus, si les cas de myiasis dont parlent ces ouvrages se rapportent tous à l'hom- me, ou si quelques-uns d'entre eux ont été observés chez les animaux. Malgré cela, je ne crois pas qu'il y ait beaucoup d'omisions dans cette liste, à moins que ce ne soit quelque ouvrage publié pendant ces cinq dernières années que je viens de passer dans l'Amérique méridionale. -15 - AUTEURS Abreû d'. ACRF.L . Albrecht (.T. A.) . . Alsarius (T.) AîJDRY (N.) Anoklin-us (F ) .... ARiSTOTELES ,. Artvre Astros d' AOTorix Azara de (F.). Babington (C. C). . Baboo La Hore . . . Ba.jer (J. VV.) Bartholixi-s (F.) . . Bastiaki (A.) Batemas BAVIERE Beiirends Beli v. Beneden (J. P.) . . BlDLOO (G.) Titres des articles ou livres (1854) Historia vermium.lar- varum, née. non insecti - mm variorum generum per biennium intra corpus humanum hospitantium. De insertorum larvis in puero. Commentariolo ; id. De générât, vermium in corp. hum. De vermo admirando per . - egresso. Kavennae 1610(Fig.) Historia péri zoon. IV 15 71. VIU. 73. Observations sur l'espèee de ver nommée Macaque. Quelque? remarques sur des larves de Diptères vivant en parasite sur l'homme, etc. V yages dans l'Amériq ue Méridien, etc. Fans. 1809 p. 216,217. Do generationc insectorum in corpore humano. Alt- dorf, 1710. Epist. med. a doctis vel ad doctes, script, cent. Ep. 74. p. 641 (?) Istoria medica sopra un animale bipède evacuato per secesso in cardialgia verminosa. ? 9 (1743) Journaux Nova Art Upsal. \' t i; VI. p. 98- -110. Comment, litt. Nor. 1744. p. 102. (?) E. 3. art. 1 Mém. Arad. Pa- ris. 17".:', Hist. pae. 72 1). (Ed. 8° Hist. p. lo6. Notice sur les re- cherches d'en- tomolog. 1838. p. 15, 16. Edinb. Medic. journ. Oct. 1856 Atti dell Accad. di f-iena. '781 T. 6. p. 241, 252 Weekly messen- ger. ÇS. ■>) ESPECES Notices, remarques, etc Oestrus Oesfrus. Snec ? (Cutere&rafJ CaUiphorat S- carnaria (?) et O.hominis (?) M. domeslica L. 9 Oesfrus ? Piophila casei L. Muscat Au Brésil, nommé "Ber- nes. "Cité parv. Sikbôld Cf. Agassiz Nomenclat T. 1. p. m fan diptera > Cf. AjîaELTNtrs. (an diptera?) Une brochure publiécavec A l.-ARIUS. (an aiptera?) (A notre imprimerie man- quent a .- lettres grecques Cf. Percheron I. p. 11. Cité par Coquerel. Je crois que l'article est publié dans un autr« journal et qua le journal indiqué en fait seule- ment rtention. Cité par Hope. (Tartjc, Chander, Laho- ry 1855?) (C'est le même?) an Diptera? an Diptera? Publié aussi psrBLt'MEX- BACH, med. Bibl. T. 1. p. 86, CÎ.BiU. Bank'sII. p. 359 Cas mortel. Cité par Kirby and SrEN- CE. Cf. Gervais. Cf. Steeîîvelt. — 46 — AUTEURS Blegny de (N\). Boie (F.)- BONET . . . Bonnet (C. BONPLAND !A.) Braueb (F.). .. Bremser Brera Brookes (H).... Bpchoz 'P. J.). Busseuil Ckkf-Mayer . Chander Chapuis . Chevreuil.. . Clark(B.)... Titres des articles ou libres Zodiaeus medico-gallicus seu miscellaneorutn med. phys. gailic. tit. reeen» in re medica explorât. Gene- vaè, 1680. (Eûid. Bonnet) Pars. I. p. 73. Ueber eine ansgebroehene Larve eines Zweifluglers. Medic. Sept. Libr. III. Sect. X. Cap. 18. (?) Œuvres, itc (?) T. 5. p. 44. Ueber den sogenannten Oes- trus hominis. Observations on tbe genus Oestrus. w. 1. pi. col. Journaux Espèces An appendix ormpplement to treatise on the Cvstri and cuterebrœ of various animais. Isis 1830. IU. p. 256 Verhandl. Wien Zool. bot. Ge- sellsch. 1860. T. 10. p, 57-72. ? ? ? Transit Linn Soc. Lond. 1797 vol. 3. p. 289- 329. (Note). Thereva spec? HelophiluS pendu lus L. Transact. Linn. Soc. Lond. 1843 vol. 19. p. 2. page 81-94. Proc. Linn. Soc. 1841, T. I. p. 100 O. hominis Gm. ? •> •> •> Oestrus bovis L. Oestrus ? Oestrus ? Oestrus bovis L. ? Oestrus speec? O. bovis L. O. spec ? Notices, remarques, Etc ! LelivrededeBLïoNrest Htule "Temple d'Escuk- .P« «a dépositaire des Pari : d R eC " UV - ™ JMéd.c 6 Pans. Bonnet le tradui- sait en latin. Je ne connais ni I'auteuini son livre. C'est peut-être le même que le suivant? Cl. V. HUMBOLDT. Cité par Hope. Cité par Hope. Cité par Hope. Dans un de ses écrits l'au- teur doit aussi mention- ner la myiasis, mais j'ig- nore dans lequel. Cité par Coquerel. Cf. Baboo. Cité par Coquerel. Cité par Coquerel. Il existe pli^ieurs trarîue- ti. ns du cet article: dans Isis 1829. XII ,. 1276 '2'7.Journ phys. 1798. T. 46 p. 329-337. Jahrb der I Naturgesch. de Tilesitjs 1802. T. I.p. 76-149: et il est publié aussi sépa- rément. Traduit dans VIsis 1845 VIII. p. 706. La liste complète des réfY- rats des études de Clark sur ce sujet, est la sui- vante: Linn. Soc. Lond. III 323 (Note)— 1797. Vol 3. p 289-329. Id, 1827. Vol. 15 p. 402-411. Id. 1843. Vol. 19 pars 2. p. 81-91. Isis .1829. Xn p. 1276-1277. Id 1845. VIII. p. 706. Joxtrn. de phys. 1798 T 46. p. 329 337. — 47 AUTEURS Cloquet (H, La CONDAMINE . CoQUEREL (C). Daniel (S.). Dayaine . . . DORTHES (J. A.). Douglas (I. W.). Drick. . Titres des articles ou livres Faune des médecins ou hist. nat. d. anim. et de leurs pri'duits, considérés sous le rapport de la broraatol. et de l'hygiène en géné- ral, de la thérapeutique, de la pharmHC, et de la toxicol. Paris. 1822-1840. T. ? p. ? Des larves do Diptères dans les sinus frontaux de 1' homme, etc. Nouveau cas de mort pro- duit par la Lucilia homi- nivorax et description de sa larve. Note sur une larve d'Oes- tride f xtraitedu bras d'un homme à Cayenne. Note sur les larves d'Oes- trides développées chez l'homme au Mexique et à la Nouvelle-Orléans. ? 9 Questiones medicae duode- cim, etc. propositae Mons- pelii. 1790. On dipterous larvae voided by a gentleman. Journaux Areh. génér, de Méd. Mai 1858. Ann. Soc.entom. l'r an ç . Sér. 3 1859. T 7. pag. 233-23. fig ) Revue ot magas. de Zool. Sér. 2- 1859. T. 11 p. 356-361. Rev. et Magas. de Zool. Sér. 2 1859. T. 11. p. 361-357, (fig.) Ann. Soc. ent. fr. Ser. 4. T. 7. p. 33. PI. 5. Espèces N*Ô"tICES, REMARQUES, ETC. S. carnaria. etc. Transact. entom. Soc. Lond, Sér. 2. 1852. T. 2, proc. p. 4. Transact. Acad. nat. Se. Phila- delphia (?) 0. hominis Gm. Lucilia hominivo- rax Coq. L. hominivorax Coq.' t + 0. hominis Gm. 0. hominis Gm. (' Teichomyza fusca Macq. Musca spee^ Tilesius. Jahrb.derNa- turg. 1802. T. 1. p. 76-H9 Tab. 2. Ann, de l'agricult. franc. Sér 1. 1816. T. 62. p.2o6- 278. Férusson. Bull. 1829. T. 17 p. 119-146. Phil. Magaz. Sér. 3. 1S28 T 3. p. 283- 28 e *. Entom. Magaz. 1838. Vol. 5. p. 336-338. Proc. Linn. Soc. 1841. T. 1. p. 100. Zoologist. 1846. T. 4. p. 1569-1570 (fig.) etc. (?) Cité par IIope. Perte des yeux par la myiasis. C'est bien une espèce de Calljphora(?). Le même article est reproduit dans Ann. Soc. entom. franc. Sér. 3. 1858. T. 6. p. 171" ■176- (fig.), ''t Gazette med. de Paris. 1860. N T ° 30 (20?; Cf. Salle. Cité par Coquerel. Je n'en connais mm la ci tation fuite par GERSTâc- ker. Jahrb. d. Entom. 1867. p. 142. an diptsra? Cet onvrage est la diser- tatiun doctorale de l'au- teur. Je n'en connais que le titre. Cf. S*AY. -4s AUTEURS Dubois (J.) Dumortier Duncajj (J.) EsCHRICHT (D. F.) EsMARK (L.) Fabricius Hildanu (W; Fargon Fernelius FoCKE FûRBES (D.) , Fourcault François (V.) v. Frahtzius (A)... Gahrlieb Tv. d. MiïH LEN) " Je Geer (C,). Titres des articles ou livres Journaux Grosse Filaria aus einer niexieanisehen Locusta und Dipterenlarven. die unter der Haut eines Men- sehen lebten. Om en Dipter larve, der levede under huden pa et menneske. Opéra. Observ. et fur. med. chir. Cent. I. Ob*. 8. — add. Cent. V. p. 381. (Ed. fol. 1646. p. 19). Pathologia. Lib. \. c 7 (??) Note sur l'existence pi ri- dant plusieurs mois d'ure espèce particulière de mouche dans les voies di- gestives d'une jeune fem- De termitibuscaso excretis De vermiculo erucae s'rnile per urethram excreto Mém. p. servir à l'hist.des insect. VI. 26,27. Cunip. rend, et mém. d. I. Soc. d. Biol. Paris. 1856. p. 8. Edinb.'med jour. Nov. 1858. Forhandl.Skand Naturf. ij"rde Moedn Christia nia 1817 T. 3 p. 309. Ofvers. Vet. Ac. Forbandl. 1S46, T. 2. p. 98. Ecbo du moi de savant. T. 8. p, 402 (?) Bull, de l'A. a 1. med. Belgique. Sér.H. 1801. T. 4. p. 460-101. Virchow's Ar- cbiv. f. wissen- schaftl. Heiik. 43 Bd-1°H. 1868 Ephem. Academ. nat. cur. 1702. Dec. 3. Ann. 7. p. 100. Epem. Academ. nat. cur. 1694. Dec. 3. 1 obs. 169. p. 299-303 c. i. Espèces Anthomyia salta- trix (FautiiutJ Oestrus sdec ? Oestrus bovùi L. O. hominis Gm. Musca domestica L. Anthomyia spei: Notices, remarques, etc Musca spei? Musca domestica L. varmi;iorL.(?j Cf. Laboulbéne et Ro- bin. Cf. Ver Htjell. Cf. Spencer. Référé dans luis. 1848. T. VU. p. 536. * Publié aussi dans; For- Jiandl. Skand. Naturf. 4 Mode Christiania. 1847. (1844?) p. 268-269. De vermibus per nares excretis. Dans l'oreiile. Cf. Ver Huell. Cite par PniLirri. Il doit y avoir ici une er- reur soit dans l'original, suit dans la citation, sa- v» ir: termitibus au lieu de vermibus (.?) Cf. Reevs. * Je puis donner en général plus de détails sur les écrits qui se trouvent cités dans la Bibliotlieca entomologica de Hagen ou dans la Bibliotheca zcologica de Carus et Engelmann. que de ceux qui ne se trouvent pas dans ces livres et qui ne sont quelquefois que des noms que j'ai seulement vus cités quelquepart. En tout cas je crois que cette liste est plutôt trop étendue qu'incomnlète, car il est probable qu'il s'y trouvera des noms ou des écrits qui ne devraient pas en faire partie et qui devront êire rayés plus tard; je crois qu'au contraire ceux qui existent et ne s'y trouvent pas mentionnés, seront très rares. 49 AUTEURS Titres dos articles ou libres Geoffroy St. IIilaiuk (T) Geriiardt (C ). Germar (E. F. Gebvais (P.) GlSTEL (J.) I. Gmélin fj. F.) Goei (T. J. 0.) Goudot ( J .). Grube (A. E.; Rapport sur trois notices relatives à l'existence de l'Oestre chez l'homme, par Roulin, Gvérin et Yallot. Larvesde la mouche com- mune vivant dans la peau d'un entant. Larves mit dcm Urin ent- leert. Insecten im mensch lichen Kijrper. Zoologie médicale, etc. Pa- ris 1859. p. 39G-401 et ». 409-112. Insecten im mensehlieben Korper, ein Wortchen zu seiner Zeit. Von Insectenlarven durch die Harnrbhre geioset. Linst, syst. nat. 13 ed I. p. 2811. Over neusontsteking veror- zaakctdoor de ontwikelng van vliegenlarven, etc. ( Rhinites pseudo-parasitica) ]«70 1 Pi. col. Uober Yorkommen von Sarcophagen Maden in den Augen und der Naso von Mensihen. Bescbreibung einar Oes- triden-larve aus der Haut des ilenschen. Journaux Ann. Sec.entom. Fr. 1833. T. 2. p. 518-527 Ann. Se. nat. Sér. 2. 1835. T. 4. p. 248, Jenaische Zi.it- schr. l'Med. 3. Bi. 1867, j,. 47. v 154. Geumar's. 51a- gaz. d. entom. T. 1. H. lp. 136 Germar's. Ma- gaz. a. entom. T. 3. p. 418 T. 4. p. 403. Bayer. Nation. Zeit. 1836. N° 199. p. 826. Espèces Notices, remarques eti AV I E g m a x n's Arebiv.1853. 'I'. 19. p. 282-284. TRoscnEL's Ar- chiv.1860. F. 26 p. 9-16. O. hominis Gm. Mimca domestiea L. Musca ? Oestrus hominis Gm. Cuterebra speo? (Oestvus ?) Sarcophaga spec ? Oestn s spec ? Pvéféré dans /sis 1816. VII. p. 498. fjourn. scientif. 1833 (?)). Cf. GBRSTaCKE»Jo7wï (/. entom. 18h7. p. 229. Les larves étaient entrés dans l'estomac avec des fram- boises. (?ï an myiasis? Sur la myiasis en général. Cf. van Beneden. Est tradu't d'un article anglais de IIowsnip et Leroux. Cf. i. v. Cité par Howsmp et Le- roux. Cf. Linnaeus. Dissertation doctorale pu- bliée dans les Pays-tas; je ne connais que letiive, Cf. Kee e r s t eî n - . (Cf. Koullin). Goudot a aussi publié une étude sous le titre de ■Observations sur un oiptére exotique dont la larve nuit aux boeufs Cu- terebra noxialis), » dans Ann. Se. nat. Sér. 3 T. 3. 1845. p. 221-280. Elle a été reproduite dans Ann. Soc. ent. Fr. Sér. 2 1344 T. 2. Bull. p. 40-42, et dans Frokiep's , Notiz. 1845, T. 36. p. j 33-38. (Ëg.) Je ne crois pas que, dans cet article, il s'agisse de l'homme, quoiqu'il soit cité par Leidy. Publiée a.issi dans: Arheit. d. sehten . OesellseJt. J. va- tert.KulturlSà'J. )>. 25. — 50 — AUTEURS Gruber (M.) Grtje>-:dler (O.) Gtterin-Ménetille (P. E.) GUILDINO [L.] GuvoN (M.J Sages (H. A.) HàRLFN Harti>-g. (P.) Hasselt. (A. W. M.) Heise. (J. G.) Hetsham. (J.) Hill. QS. T.) V. D. HOEYEN (J) Honold. (E. C.) Hope. (F. W.) Ilovremp. (J ; > Titres des articles on libres Do parasitis hominis. Diss. doet. Berolini. 1850. Mémoire p. servir à l'hist. nat. 1 1 médic. du ver Ma caque. Bibliotheca entomologica Leipzig. 1862. II. p. 490 497. Beobachtung desVorkom- mens von lnsectenlarven im rnensckliehen Darm- konal. Leerb. d. Dierk. Tiel, 1870 3. 1. 1. p. 288. Oveihet groote gevaar der ontwikkelingva i vliegen- larven in de neushoiten, enz, by den inensch. De insectorum noxis effec- tu in corpus humanum. Dissert, inaug. Halae 1757. Au account of a painful aô'ection of the antrum ma- xillaro, from which three Insects were disebargod. Account cf the larva of a supposed Oestrus bominis or G»d fiy, which deposits its eggs in be bodies of the human species. Hanoi, d. dierk. 1849. t. p. 375. (note) On insects ar.d their lar- vao oceasionally found in human body. (Berne) Dipteral larvae producing Myiasis. Journaux Some acount of two cases ot infiammatory tumour, produced by the deposit of the larva of a large fly beneath the cutis in hu- man subject, accompa- s Wien. med. Wo- chenschr. 1870. N°5. p. 78. Journ. du Coll. deCbirurg (??) Ferruson Bull. Se. 3 Ann. N° 2-4. (?) AViirtcmb. med. corrbl.1832. p. 2. Jahr. 1, N° 29. p. 169-170. Ned. tydschr. v. Geneesk, 1S59. p. 611. Medic commu- nie. 1784. T. 1. p. 430-443. Elinb. new.Phil Journ, 1840. p. 284-288. Transact. entom. Soc. Lond, 1840. T. 2. p. 256-271. (fig) Lond. med. ga- zette 1837. 8. T. 20. N° 489:6 May. p. 206-207. Id. 13 M*y. p. 255. Id. 20 May. p. 286-287. (3. Tabl.) Med. quaterl. re view, 1834. p. 174, Espèces Sarcophaga car naria. L. (?) Oestrus spec ? O.Guildingu'H.ope (?) O. hominis Gm. Notices, remarques, etc. O. hominis Gm. O. GuildingiilLo' pe. Stratiomys (?) O. hominis, Gm. Dans l'oreille d'un enfant. an diptera ? Cf. Geoffroy St. Hi- laire. Revue générale delà litté- rature du sujet. an diptera? En général sur le sujet qui nous occupe. Sur notre sujet en général. an diptera Cf. Bill. Basel's II. p. 360. cf. Latham. Publié aussi dans Isis, 1832 p, 917. Sur le sujet en général. (Traduit en allemand par Leuckart) Cf. Salzmakn. Reproduit dans la Revue Zool 1841. T. 4. p. 85. La littérature sur ce sujet. Id. id. Un article sur l'évacuation de larves d'insectes [dip- tera ?] avec l'urine. Se trouve probablement êtrereproduitedans Trans- act. roy. soc. Lond. [?] Cf. Leroux. 51 — AUTEURS HuBN'ER. V. HUMBOLDT [A.] Jacob (P.) (Lacroix ?j Jenyns (L.) JOLT (N). Kefersteiïi( a .) Kellie e-erkrixgius. KlRBY. [W.] Klaerich (F. W. Klattsio (G.) KoLLAR (V.) Titres des articles ou libres r.ied wïth drawnings of the larva. Essai sur la géogr. des plantes, p. 136. Notice of a case in which the larvae of a dipterous insect. supposed to be the Anthomyia canicularis M., were expelled in large quantities fron the human intestines ; accompanied by a description of the samc. Note sur l'existence des larves d'Oestrides chez l'espèc humaine. Recherches zoolog : ques , anatomiques, physiologi- ques et médicales sur les Oestrides en général et particulièrement sur les Oestres qui attaquent l'homme, le cheval, le boeuf et le mouton. Ueber den Oistros der Al- ton. Ucber Oestrus hominis. Journaux: EsrècES NoTrCÏS, REMARQUES, 1.TC. Observât, anat. p. 43. [??J Inlroduct. to entom. j. p. 13(5137. [London.] Bescbreibung ciner convul- siyischcn Krankheit, wel- che von eimem kriechen- den Insecte im Magcn entstanden. Clavus a musca meatui uuditorio inhaereute. Ucber das ungewobne Auf- treten gewisser Insecten- Lardon im lebenden thie rischcn und menschlichen Korper. CaUiphorà ? 0. hominis Gm. Recueil de mém de méd. et clnr. mïlit. J u i 1 1 . 18J6. Transmet, entom. Soc. Lond. 1839 T. 2. p. 152— 155 (lig.) Mém. Acad. Se. Toulouse, p. 20. (?) Ann.Soc.d'agric. Lyon. 1846. T. 9. p. 157-300. PI. 8. Isis. 1S27. p. 177 —185. Verhamll Wien. Zool. bot. Ver- ein. 1856, T, 6. p. 637-652. Anthomyia cani- cularis. H- 0. hominis Gm. O. hominis Gm. Phil. Msgaz. T. IX. p. 356 (399?) Deutsche Schr. d. Kgi. Societât zu Gottingen. 1771. Bd. 1, p. 187. Epbem. Acal. Nat. cur. 1719. Cent. YIII. Obs. 17. p. 278 —279. Sitzungsber. d. A?ad. d. Wis- sensch. in Wien 1848. T. I. p. 213-215. O. hominis Gm. Cuterebra ? S. camaria L. (?) 9 S. camaria (?) JBelophilus pen- dulus. L. Musca spec ! Cité par Pheceppi. Cf. BoNPLAND. Jacob est probablement le pseudonyme de Paul Lacroix (?i Larves de mouche dans le nez. Publié aussi dans Compt rend. 1846. T. XXIII p. 510-513, en extrait. Reproduit dan s Fereusson Bull. 1829. T. 17. p, 149. Sur l'oestre des animaux seulement ? Cf. Gotoot. Cf. GERSTïiCKER Jahrber. d. Entom. 1856 1. et 1S58. Cité par Hope. Sui le sujet en général. Traduct.holl.l I>. 1» st. p. 126—131. Cf. Spence. Un ou deux articles diffé- rents? Cf. Bill Baxk's V. p. 44 an diptera ? — 52 AUTEURS Kratzenstein (C, G.) Kl'XZMANS. LABOULBèNE (A) Titres des articles ou libre; La cobdaire. (J. T.) Lallemand Lampriére. Lahory, etc. Lanqelottus (J.) Latham. IiATREILLE (P. A.) Leeutvknhoek (A) Leqrand du Saulle Leidy J ) Leroux Leybold (F.) DE LlUNAC (M.) LlNNAEUS (C) Von der Eizeugung der Wiïrmer im menschliehen Korper. Halle 1748. 8" (t»b.) Journaux Otites produites par larves d'iusectes. des Description et figure d'une larve d'Oestnde de Ca- yenne, extraite de la peau a'un homme. On the deseases of tbe ar- my in Jamaica. II. p. 182. (?) De vermibus per nares excrotis. Oncra. Epist. Oct 17.1687. II D. 1704. p. 121-128. (Ed. Doll't Leiden.) Observations de larves vi- vantes dans les sinus fron oftaux d'une jeune fille. Observations on tbree kinda dipterous larvae from man. Dissertation sur la généra tion des insectes dans le corps, M'ttbeilung uber Oestriis hominis EspècES Notices, remarques, etc. Dict. se. i T. XX. i?) léd- Ann. Soc. ent. Er. Sér. 4.1801. T. 1. p. 249-253. fig- Bull. Soc. ent. Er. 1808. p. 30 Comptes rendus et mém. d. 1. Soc.d. biologie. Paris. 1856. p. Ed. med. journ. Oct. 1355. T. Bartolini. Epist. medic. a doct. vei addoct. script. Cent. 11 ep. 74. p. 641. Med. transact. Revue et mngas. de Zool. Sér 2. 1857. T. 9. p. 458-459. Proc. of the biol. Departm.Acad. nat. Se. Phila- aelphia, 1859. p. Jour. 1718. des Sav. p. 676. 0. hominis Gm. Lucilia homini vorax Coq. Anthomyia spec. Neue nord. Beitr 1781. T. lp. 157 -158 Oesfrus. ? Sarcoph. carnaria L Cuterébra. spec ? 0. hominis Gm. Il parait que ces "vers" ne sont que des larves de diptères C!) Je crois que c'est l'article de Wohl fahrt traduit pour Lent- frinck 'sgeneesk. tydsehr. (?) Cf. Percheron I. p. 218. Cf GerstRcker. Jahr.b.d. Entom. 1807. p. 140. Avec. Robin. Cité par Coquerel. Cité par Kirby and Spen ce. Les larves pénétrè- rent jusqu'au cerveau (?) Cf. Baboo. Cf. AVûHLFAIIRT. Cf. Hkysham (et Clark ?. Cité par Hope. Imnri'mé aussi dans L'Ins- titut 1S5S— ?— Cf. Gers- TâCKKR, Jahrb. f. 1857. p. 33. Reproduit en extrait dans: Berlintr ent. Zeitschr. 1S00. T. 4. p. XIX. Cf. Howship. C'est il Le roux le poète entomolo- giste ? Cité par Puilippi. an diptera ? - 53 — AUTEURS LlXNAEUS (C) fils Lissi (A) LlTTREUS Lucas (H) Malaetus Manqles Maréchal Mease Ménard Mericourt MfiSCHEDE Metaxa Moquin Takdon Niemecsky (D. M.) N. N. (anon'yme) Odriozola v. Olfers CJ. F. M.) OnHELirs (J L.) Oliver Titres des ait'cles ou libre; Lettre 1 1 Mr. Drury on the babils of the 0. homi- nis of S. America. Storia di grave affeziono intestinale sus?egnita dali' évacuations di una parti- colare specie d'Insetto nello stnto di t^arva. Ye- rona. 1842. Journaux Hémicranio due à la pré- sence d'un scolopendre dans les sinus frontaux. Paris 1830. Deatb from the vonem of insects. (?> Ueber cina Entzundnng des Oh'es durcb lnsecten larven borvorgebracbt. Storia di duo Hrve dei ge nere Oestrus extratti dall' orecchio de un cittdino. Ueber die Entstehung.Fort- pfia' , zung und Tilgung àer Insekten, etc. die in den Eingi-weiden d e r Menscben wohnen. Strass burg. 1807. Entez^ologia, an inquiry into the original product. of insects in human bodies, etc London 1727. •> De vegetativis et animatis corporibus in corpore ari- mato reperiundis. Pars I. Gottingae. 1815. (Disis) p. 79-108. Et âllsynt slags Larver ut drifne ifrôn et ungt frun- timer under en Brunscur. Ilist de 1 Acad. d^ Pari;. 170i. p. 42 { r>, Bull. Sic. ent. Fr. 1803. p. 40. Ilistoria do l'A- cadém. de Paris 1733 p. 34 V? Espcces Entr, p. Araeric Journ. of the med. Se. f, Nov. 1836. p. 4. Eroriep'sNoUz 1827. T. 18. p. 61-02. Gazette Med. de Pari--, 26 Janv. 1861 VlSCHOW'S Ar chiv. Juui 1866. Mem. Z lologico medischo.Koma 1833 p. 89 KP1. col.) 9 Yetensk Acad. Handl. 1789 T. 10 p. 221-224. O. liominis Gn Cuterebra noxiales PiopJiila casei L. Oestrv.s >uec ? Helophilus pendu- lus L. Cuterebva ? Notices, remarques, etc publié par AVestwood daHs Drury's Opéra. Ct. Gmélin. Cf. Agassiz Nomenctat. III. p. 482. Cf. Gerstàcker Jahres 1er. d. Entom. 1867. P. 140. Cité par Hopk. A dû être publié séparé- ment. Quoiqu'il soitques tion d'un scolopendre, les études sur la Myiasis de Eabricius, Tulpius, etc. s'y trouvent citées. an mjiasis ? Je ne comprends pas le titre. Public aussi dael le Journ. Soc. mêd. d Toxdouse. 1827 T. 2. N« 16. Entrés dans l'estomac avec du fromage: rendus encore vivants après 24 heures. Cité par Coqukrel. an diptera ? Cf. Agassiz Nomencl. IV p. 23. an diptera ? Cf PERCHEROxIl.p. 102 (? Cité dans lais 1818 p. 1661- 1563. C'est T. 10 (1791) p. 807- 211.de la traduction aile — 5à — AUTEURS Titres des articles ou libres Journaux Espèces Notices, remarques, etc. OsiANDER CF. B.) Krarikengsschichte einer Frau welehelnseeten, Lar ven und "Wurmer durci Erbreehen von sich gab. Gôttingen. 1794. (Tab.) 9 an dictera ? Publié aussi dans Denkumr- digk. f. d. Heilk. 1 Bd. 1 St. (?) O-wbx (E.) Catalog. N° 609 ?? 9 ? Je ne comprends pas cette citation de Hope. P allas (P. S.) Dissertatio de insectis, vi- ventlbus intra viventia Leydae 1760. ? Cf. Bibl. Bank/s II p, 351. Cette dissertation a été réimprimée dans Sandi- fort Collect des dissertât. Leyd. ? N. Nord. Beytr. I. 157. (?) 0. hominis Gm N'est ce par le même que le précédent ? Paulini (C. P.) Musée dysenteriaegenitrix. Ephem. Acad. Nat. cur. 1687. Dec. 2. Ann 6 App. p. 30 34 Musca. spec ? Cf. Lacordaike. Pechlin Opéra Lib. Il Obs. 35 C??) ? Percholt ? ? ? Cf. Smith. Pétrequié ? (1838) ? Percheron (A K ; Bibliographie entomol. Pa- ris, 1837 T. 1. p. 12 et 326. T. II p 376. Une revue littéraire. v. Phelsum (M Yerhandeling ove-rdewor- men, enz. enz. Host IY. cfd. PI. III. p. 239. Sarcophaga spec ? Over gewelvslekken, Zee wier en maden in vuile verzweeringe, etc. Rotter- dam. 1774, Mnsca ? Traduit en allemand dans Berl Samml T. 9 p. 500. Philippi f A Pv ) Besciircibung clner neuen Pliege (Calliphora infesta) deren Larve in der Nase und Stirnhbhle einer Frau gelebt bat. Giebel's Zeit- schr f. d. ges. Naturwissensch 1861. T, 17. p. 513-515. Calliphora infesta PMI. PlCHELT y Transact. Coll. phys T. IV. p. 185-825, (V. p. 172 ?) «5. carnaria L. cité par Hope. Cf. Thompson. Plutarchus Univers, histor. IV p. 70 (Ed. Angl. 1779.) ? C'était, selon lui, une peine de mort chez les Perses d'être attaché et abandon- né aux mouches qui dé- posaient laurs oeufs dans le corps du condamné. C'est ainsi que Arta- XKRXES LONGIMAXUS tua MlTHRIDATE. i>e Proce (M.] Observations relatives â la j>résence de plusieurs lar' ves d'Oestres dans le canal digestif d'un individu de da l'espèce humaine (fig.) ? Nantes 1825 (?) Musea spec ? Q.UELLMALZ (S. T ) De vermibus per d a r e s excretis. Commerc. litt ai rei med. et. scient, nat. in crementum ins. titut.174o.Hebd. XVII. p. 131. j Quoy ! ? î V Cité par Coquerel. 55 — AUTEURS Razourius Eeeve (H) Reines Remaxini (S. V.) Reusselaer(J.) ROBIXEAU DeSVOIDY (A.I.BJ Robix (C.) ROLAXDER Rosex v. Rosexstein (N.) ROULLIX Rudolphi (K. A.) RUYSET Saint-Paie Salle (A) Salzmann (I. K.) Say (T.) SCHARSCHMID (S) SCHEIBER (S. H.) Titres des articles ou livres ad Th. Barthol. (??) UnwHbrscbeinliche Ges- chichte cincr lebendigen Fliegenmade, die man ans dem Gehorgange heraus gezogen haben will, nach Sera sie 15 Jahre darin- nen gelebet. Uni larva iiberated "sun ouro" Sur les larves de diverses Myodaires, oui ont vécu aux dénens de l'homme. Journaux Bon om Maskar(hos Meu- niskjorî och i synner het om Bianike masken. Larves d'oestres chez l'homme. Journ. des Sa- vants 1758 (?) Edinb. med. and chir. Journ. (?) Act Haffn. Vol. 111. p. 114 (?) Orteschi G:or- nale di melic. T. 12. Sillimann Amer. Journ. 1828. T. 13. p. 229-234. Ann. Soc. ent. Franc. Sér. 2. 1849. T. 7 Bull. p. 17. Vetersk. Acad . Handl. 1760. T. 21. p. 160-191. L'Institut, 1833. I. p, 25. ESPECES V. SlEBOLD (C.T. E.) De verme naribus excusso. Argentorati 1721. On a south- American spe cies of Oestrus which in - fest the human body. De vermibus per nares ex- cretis- Vergleichende Anatomie uni Physiologie der Oes triien Larven Th. I. Ueber Oestrus ho minis , etc Parasiten. (art.) Musca domestica L. var. minor. XoTICES, REMARQUES, ETC. Mydaea romituri tionis ( f ) Hypoderma. spec? Musca leprae (?) (chlorops ?) 0. hominis Gei. Oestrus spec ? Musca domestica L. Disput. med. pr°ct. praes. Salzmanx. T. I. (?) Jcurn. Acnd. Se. n. Philadelphia 1822. Dec T. II p. 2. p. 353-360. Med. u. chir. Nachr. p. 1 p. 214. Sitzungsb^r. Ac. Wïssensch.'Wfen 1860. T. 41. p. 409-496. Tab. 3. ViRcnow's Ar- chiv.f. wissensch. Hci'k. 1862. T. 2. B. C. 1. H. "Wagner AVor- terb. d. Physio- logie- i. Y. Cf. de Geer Cf. Boehmer Bibl. II 2. p. 341. L'original est bien en italien dans le journal cité- Où est publiée la traduction allemande ? "sun ôuro" en lettres grec- ques. Publié aussi dans Fertjsson Bull 1829. T. 18. p. 811. et en extrait dans : Fhoriei-'s Notiz. 1828. T. 21. p. 279 280. Cf. Laboulbônb. O. hominis Gm ? Oestrus. O- hominis Gm. aD Diptera Publié également dans Isis. 1837. IV. p- 309. Cité par Coquerel. Cf. COQUEEEL. an diptera ? Cf Hoxold. Cet article a été réimprimé plusieurs foie, p- ex: Le Conte éd. (h T. 2. p. 32-38 Férusson Bull. 18ï3. T. 3. v . 264-265. et. Froriep's Ifotiz. 1823. T. 6 p. 177-180. Cf. WûHLFAHRT. Cf. Carus. Bibl 1652. Zool p. Des généralités. 56 AUTEURS Titres des articles ou livres Journaux Espèces Notices, remarques, etc. Smith (F.) ■> Transact'. e n t . Suc. Lond. 1868. p. 136. Dermatobia spec. : Cf. GerstAcker Jahrb. cl Entom. 1867. p. 143. Cf. Percholt. SMITT (J. J ) Spakuman ;A) Oui en Flugare fusmen under huden pa pannan hos ett barri. On flug ruaskai- utdrefne ifràn en manniska Vetensk. Acad. Hanal. 1840. p. 63-68. V e t en sk . Ac Hand. 1778. T 39. p. 60 70. Tachina spoe ? Musca meteorica Avec une remarque de Sun. devall. Dans la traduction allem. T. 40. 178o. p. 61-65. Aussi dans Comment, Lips. T. 25. p. 289. tt R^n och anmaïkingar om Flugo mïi'k eiler Flugo. Urver soin inàstla sig i lefran do munnis kors in- nanmàten, jàmte afieknin- gar pi ikindî species deraf. Vetensk nya. Ac«d. Handl. 1806. T. 'il. p. 5:39.— 248. Musca Epec ? Spence (W.) Cf. Kjrby. Spencer Oestrus. etc. [?] E d i n 1). m e d. journ. Nov.1858 O.homînis Gm.(?J Cf. DTJÎfCAN. Sprinq (A) Sur des lni'?es d'Oestre développées dans la peau d'un enfant. Bull. Acad. méi Belge. Sér. 2. 1861. T. 4. No. 3. p. 172-179 (pi. 1) Oestrus spec. ? v. Steenvelt (C) Dissertalio do ulcère ver- mioso. Lugd. Bat. 1697. (ad. clar. G. Bidloo.) Musca spac ? J'ai aussi trouvé mentionré: Stueneveld, mais ce doit être le même. Stentzel (C. G ) ■? Cf. Vaghi. SUNDEVALL (I. G ) Om en Fluglarv i menskii- ga huden. Forhandl. skand Nattirf. 2. Mo- de 1840. y Traduit aussi en danois dans Acad-Kjùbenhavn. 1841. p. d. 295-296. ,, Oestrus hominis; u Fliegen larven ausgobroihen. OtV. K. vet acad. Foi handl. 1844. T. 1. p. 162-164 O. Uominls Gm. Réimprimé dans le même journal de 1845. p. 98. (C'est-il le même article ? ) Cf. Smitt. Taruc Cf. Baboo. Tengmalm (P. G.) Rôm om en mângd flugor EOin fra nkommit ur niisan pâ et Bjiâdt barn. Vetensk Acad. nya Handl. Stockholm 1796 T. 17. p. 286.291 y Thompson (T ?) ? Transact. Coll. ] hys. T. V p. 174. id. p. 175. (172 1) C. vomitoria L. L. Caesar L. Cf. PlCHEL. Cité par Hope. TlEDEMAXN (F.) 1 Von lebenden Wiirmern und Insecten in den Ge- ruchsorganen der M e n schen. Manheim. 1844. ? Tison ? ? Hypoderma spec? Cité par Gervais et V. Be- NEDEN. Treherne 9 ■> Oestrus ? Dans le scrotum- Tulpius (N.) De vermibus per narcs ex- cretis. Observ. m e d . Amst. 1652. L. IV. c. 12. p. 299. y TURNER (D.) Two cases oi infects vi i led by the utinary passage (larvac.) Ph i 1 . transact. 1725. T. 83. No. 391. p. 410-411. — 57 AUTEURS Titres des articles ou libres JOTJRNATJX Em'éces Notices, remarques, etc. Vagui (G.) Dissertatio do insectorum in corpore humano geni' torum varia forma ae in - dole. Y'ittenbergae 1741. ■; Cf. Stentzel. Yallot (J. N.) ? p 9 Vfk IIviu.l (Q. M. K î Tydschr. v. d. wis en r.atui.rk. ensch. v. d. 1. K'. Kon.Nh- d'-rl. Inst. V. 111. 4. afl. i 5 1. ? Cf. For Kli et DUMORTIEH. Waiilhom (J G.) lion orn fhigï maskar uti Vetensk. Acad. S. carnai it L. : .' aussi i n allemand m&nniskans kropp. 11 h il. 1752. T. 13. p. 46—52. T. 14. 1700. p. 50-55, et dans .1 T II. p. 395-398. Wai.su 13. D.) Pract. entomology. II. p. Anlhomyia et ■ - Eut. monfh. magas, V. p. 64. 11 inois ' rum. 144; on y trouve un extrait de l'article. Cf. Gers rlii ' ker Jahrb. d. Eut. 1867. p. 140. >'. Wessem •> .V 1. ri. l'.ii il t. 1847-48 p. .- p White W- Il ? ou •> p Mu: ca i ibaria ? A. ?j WOHLFAHRT J. A Observatio de verraibus i er S. ' a/rnaria L. Cet article a été publ é i nares i xcrelis mit ïïg mitaria L-: fi i-, '.'. 1 X. a*l:S Magdeburg L768. Nov. Act. -li ad. nat i ur. T. 4. p. 277-289 C179U ? Recens, comment. Lips.li. 17. p. 159. Jowrn.de Pl- a *. intr. 1771. T. 1. p. H - 148. Ojrusc '< si - lt% 1 i f5. T. V. p. 96-IU9 6g 1 1 dans lu même journal notai, éd. 17-1. T. 1. p. 16ti-17ti. A mi. anat. soc. -\ p. 521, ain^i aue dans IaKNTFRINk's geneesk.tj d schr. 1(. III. Amsterd. (met tfb.) 1772. YuLE (I) Account cf the deleterious E d i n b . l>hil. p an diptera? •- produce i by the Journ . 1825. T. Un extrait se trouve dus présence cf tue larva of 13. p. 72 -7-3. Froribps Notai. 1825. T. an insect in the huinan il. p. 197-200. stoiuach. Zacharides (G.) Ilemicrania rebeilis ^t per quatn ai»erba, a vernie m n«re sinistra hospitalité Now Act. Ae. nat. Cen. 1770. T. 4. Obs. 39. Musca spec ? txcitata. p. 187-191. (lis- . ZlEGLER J Journal littér.de Pise (?) y ZwiNGEH (T) De varïis insectis per vomi' ium exoretis a virgine quadain fascinât». Ephem. etc. nat. cur. 1719- Cent. VII et Vlll, obs. 20. p. 01-07 ? an dipter i" •j ? Archiv. de med. T XXIV (XXV ?). p. 106- 1831. v » •> Boekzaal Nov. 1772. pag. 010. Jan 167.J. p. 75- 83. AuasterJaiji V 58 — AUXiSUKS litres des articles ou livret Rara anfermedad. Journaux E d i nb. m éd. Trans. T. VII. p. 47 (?) Journal of. the (London) mi' crosc. soc. 1- ° ann (? ?) Period. Zool. Ar' gent. T. 1. p. 66. 187t. Espèces Musca nigra (?) Notices, remarques, etc. Dans l'estomac d'nne fille en Suède. Est'ce le même journal cité plusieurs fois in sous le non de Kditib. med. jours. Je l'ai trouvé cité aussi avec un titre français, mais c'est bien le même ? (ou une traduction ? ) Lam.VIII Y.&PACfec CaLLIPHORA ANTHROPOPHAGA Conil